Ainsi, on retrouve une formule assez proche dans la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l’homme, qui déclare: «Les Etats ont, en vertu d’un principe de droit international bien établi et sans préjudice des engagements découlant pour eux de traités y compris l’art. 3 de la Convention[79], le droit de contrôler l’entrée, le séjour et l’éloignement des non-nationaux[80]». Sous l’angle du droit international public, des mesures visant à refuser l’entrée de non-nationaux sur le territoire d’un Etat ne sont pas en soi contestables. Du reste, l’Organisation des Nations Unies (ONU) adopte aussi des mesures visant à refuser un visa d’entrée aux responsables politiques de certains pays