Toutefois, le droit international a connu des développements en matière de liberté de circuler qui peuvent apporter certaines limites à l’exercice de la souveraineté des Etats en matière de passeports. Est pertinent dans ce contexte l’art. 12 du Pacte international du 16 décembre 1966 relatif aux droits civils et politiques[133], qui consacre le droit de circuler librement à l’intérieur et hors de son pays. En effet, la reconnaissance de la liberté de circuler comme un droit fondamental de la personne implique, ne serait-ce que tacitement, le droit à obtenir un passeport[134], faute de quoi la liberté serait vidée de son sens.