Ce raisonnement peut être transposé par analogie à la protection consulaire[114]. Si la République fédérative de Yougoslavie devait invoquer la protection diplomatique ou consulaire à l’égard de ressortissants serbes de la Republika Srpska, titulaires d’un passeport yougoslave et d’un visa délivré par l’Ambassade de Suisse à Belgrade, la Suisse pourrait légitimement contester la légitimité de cette intervention au regard du principe de la «nationalité effective». Accepter le contraire reviendrait à porter «atteinte à l’intégralité de l’Etat national des individus concernés et ouvrirait la porte à des pratiques abusives comparables, par exemple, à la pratique d’un pays dont