En émettant un passeport, l’Etat émetteur reconnaît un lien d’allégeance entre lui et le titulaire du passeport, avec pour conséquence une possible intervention des mécanismes de la protection diplomatique ou consulaire. D’autre part, et il s’agit là d’une conséquence importante, l’octroi d’un passeport implique l’obligation de l’Etat émetteur de réadmettre le titulaire sur son territoire à n’importe quel moment[110]. Bien qu’il ne soit pas contesté que la compétence d’émettre des passeports relève de la souveraineté des Etats, tout comme la définition des conditions d’octroi de la nationalité[111], il est admis que cette liberté a pour corollaire