Il en va de même pour le droit suisse qui définit le passeport suisse comme «le certificat régulier de nationalité et d’identité du ressortissant suisse à l’étranger[109]». Il ressort de ces définitions que l’octroi d’un passeport entraîne au moins deux conséquences pratiques: il atteste l’identité de son titulaire et établit, en principe, la nationalité de la personne en question, bien que cette présomption soit réfragable. En émettant un passeport, l’Etat émetteur reconnaît un lien d’allégeance entre lui et le titulaire du passeport, avec pour conséquence une possible intervention des mécanismes de la protection diplomatique ou consulaire.