En n’ayant pas pour but de faire payer les responsables d’une pollution déterminée, mais en prévoyant de taxer les consommateurs du bien d’utilité publique à propos duquel seraient prises des mesures de protection de l’environnement - dont ces consommateurs profiteraient spécialement en tant que tels, même si ce n’est qu’indirectement - la taxe de l’eau irait plus loin que le principe «pollueur-payeur», sans le contredire pour autant. En effet, le principe «pollueur-payeur» veut que les frais d’une mesure de lutte contre la pollution prescrite par la loi ne soient pas assumés par les contribuables, mais par ceux qui sont à l’origine de cette mesure.