En effet, au sens du principe «pollueur-payeur», le financement, par les pouvoirs publics, de l’évacuation des eaux et de l’élimination des déchets urbains doit être assuré par des émoluments et des taxes qui couvrent les coûts et sont conformes au principe de causalité. Outre qu’elle garantit le financement de la protection des eaux (aspect de financement), la répercussion des coûts sur le responsable, en incitant celui-ci à réduire la pollution des eaux (aspect d’incitation), permet d’atteindre un objectif écologique: elle contribue à diminuer l’utilisation des installations de traitement et ménage par conséquent l’environnement (FF 1996 IV 1219).