La règle générale d’interprétation de la Convention de Vienne indique donc clairement que le texte d’un traité n’est qu’un des éléments pouvant aider à comprendre une disposition d’un accord; l’objet et le but du traité sont aussi pertinents, tout comme la pratique dans l’application de l’accord: toutes ces méthodes d’interprétation sont mises par la convention sur le même plan. Une interprétation purement textuelle du Traité de 1850 aurait un effet indûment réducteur. Cela d’autant plus que la pratique de la plupart des Etats, allant ainsi au-delà de l’interprétation textuelle, a étendu l’application des traités d’établissement aux personnes morales.