Cette protection spéciale revêt deux aspects: la prévention d’éventuels actes dommageables et, lorsque ceux-ci ont été commis, la punition de leurs auteurs. L’inexécution de ces obligations constitue un délit dit d’omission qui entraîne la responsabilité internationale de l’Etat. Les obligations de l’Etat accréditaire dans ce domaine n’ont pas un caractère absolu. Le devoir de prévention, en particulier, ne se réalise que dans le cadre d’une responsabilité pour négligence. L’Etat accréditaire doit faire preuve de «due diligence», mais il n’est pas tenu d’empêcher n’importe quel incident d’une manière absolue, ce qui serait matériellement impossible.