{"Signatur": "CH_VB_006", "Spider": "CH_VB", "Datum": "1992-09-03", "PDF": {"Datei": "CH_VB/CH_VB_006_JAAC-57-79--_1992-09-03.pdf", "URL": "https://www.amtsdruckschriften.bar.admin.ch/viewOrigDoc/150001928.pdf?ID=150001928", "Checksum": "26ee941c3b7bc734fd60c6ea989d643c"}, "Scrapedate": "2026-03-20", "Num": ["JAAC 57.79 \r"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Verwaltungspraxis der Bundesbehörden (1987-2017) EDA, Direktion für Völkerrecht (DV) 03.09.1992 JAAC 57.79 \r"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Jurisprudence des autorités administratives de la Confédération (1987-2017)  DFAE, Direction du droit international public 03.09.1992 JAAC 57.79 \r"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Giurisprudenza delle autorità amministrative della Confederazione (1987-2017) DFAE Direzione del diritto internazionale pubblico (DDIP) 03.09.1992 JAAC 57.79 \r"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Eidgenossenschaft Verwaltungspraxis der Bundesbehörden (1987-2017) EDA, Direktion für Völkerrecht (DV)"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Conféderation Jurisprudence des autorités administratives de la Confédération (1987-2017)  DFAE, Direction du droit international public"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Confederazione Giurisprudenza delle autorità amministrative della Confederazione (1987-2017) DFAE Direzione del diritto internazionale pubblico (DDIP)"}], "ScrapyJob": "446973/70/126", "Zeit UTC": "20.03.2026 01:31:24", "Checksum": "1e30115990841a022223d3c1cb4bde8e", "Chunktext": "Extrait de l'arrêt Jurisprudence des autorités administratives de la Confédération (1987-2017)  DFAE, Direction du droit international public 03.09.1992 JAAC 57.79 \r\n\n JAAC 57.79\n\nDirection du droit international public, 3 septembre\n1992; paru aussi dans «Pratique suisse 1992», N°\n7.2, Revue suisse de droit international et de droit\neuropéen 5/1993\n\nProtection des missions diplomatiques et des postes consulaires.\nEtendue et autorités compétentes.\nArt. 22 et 29 Conv. sur les relations diplomatiques. Art. 31 Conv. sur les\nrelations consulaires.\n- Notion d’inviolabilité.\n- Protection spéciale que doivent assurer les polices cantonales.\n- La Confédération porte la responsabilité internationale en cas\nd’omission de la protection.\n\nSchutz der diplomatischen Missionen und der konsularischen Posten.\nAusmass und zuständige Behörden.\nArt. 22 und 29 Übereink. über diplomatische Beziehungen. Art. 31\nÜbereink. über konsularische Beziehungen.\n- Begriff der Unverletzlichkeit.\n- Durch die kantonalen Polizeikräfte zu gewährender besonderer\nSchutz.\n- Der Bund trägt die internationale Verantwortlichkeit im Falle einer\nSchutzunterlassung.\n\n1\nProtezione delle missioni diplomatiche e dei posti consolari. Portata e\nautorità competenti.\nArt. 22 e 29 Conv. sulle relazioni diplomatiche. Art. 31 Conv. sulle\nrelazioni consolari.\n- Nozione di inviolabilità.\n- Protezione speciale che deve essere garantita dalle forze cantonali di\npolizia.\n- La Confederazione porta la responsabilità internazionale in caso di\nomissione della protezione.\n\nLe Ministère public de la Confédération avait soumis les trois questions\nsuivantes à la Direction du droit international public (DDIP):\n1. Quelle est la signification du terme «inviolable» utilisé aux art. 22 et 29 de\nla Convention de Vienne du 18 avril 1961 sur les relations diplomatiques (RS\n0.191.1)?\n2. Que pensez-vous des mesures de protection existantes en faveur des\nreprésentations diplomatiques étrangères en Suisse?\n3. Qui répond de la protection de ces représentations, et cette tâche peut-elle\nêtre déléguée?\nVoici la réponse de la DDIP à ces trois questions:\n\nQuestion 1\n\n1. L’art. 22 § 1 de la Convention sur les relations diplomatiques prévoit que\nles locaux de la mission diplomatique sont inviolables. Cette inviolabilité est\nabsolue, en ce sens que les autorités de l’Etat accréditaire, notamment les\nforces de police, ne peuvent y pénétrer, à moins qu’elles n’aient obtenu le\nconsentement exprès du chef de mission.\nLa règle de l’inviolabilité de la mission émane logiquement de l’idée que la\nmission diplomatique est considérée comme un organe de l’Etat accréditant.\nOr, cet organe doit être en mesure d’accomplir sa tâche de représentation\nen toute liberté, c’est-à-dire sans ingérence ni entrave de la part de l’Etat\naccréditaire.\nCette inviolabilité couvre, en plus des locaux de la mission diplomatique,\nla résidence du chef de mission (art. 1er let. i de la convention précitée), la\ndemeure privée de l’agent diplomatique (art. 30 § 1) et enfin celle des membres\ndu personnel administratif et technique de la mission diplomatique (art. 37\n§ 2).\nL’inviolabilité des locaux prévue audit art. 22 § 1, est reprise mutatis mutandis\nà l’art. 31 § 1 et 2, de la Convention de Vienne du 24 avril 1963 sur les relations\nconsulaires (RS 0.191.02), s’agissant des locaux du poste consulaire, sauf que\nle consentement du chef de poste est présumé en cas d’incendie ou d’autre\n\n2\nsinistre. En revanche, cette inviolabilité ne s’étend pas à la résidence du chef\nde poste consulaire (soit celle d’un consul général ou d’un consul). Néanmoins,\non peut admettre qu’une telle inviolabilité relève du droit coutumier.\n2. L’art. 29 de la Convention sur les relations diplomatiques précise que\nla personne de l’agent diplomatique est inviolable, ce qui signifie qu’il ne\npeut être soumis à aucune forme d’arrestation ou de détention. A noter que\ncette inviolabilité personnelle couvre également les membres du personnel\nadministratif et technique (art. 37 § 2 de la Convention sur les relations\ndiplomatiques).\n\nQuestion 2\n\n"}