une composante essentielle de sa neutralité. Il en résulterait que nous ne pourrions plus compter à l’avenir sur le respect de notre statut de neutralité ancré en droit international coutumier et reconnu par traité: notre crédibilité politico-stratégique s’en trouverait sérieusement entamée.»[252] Cela revient à dire qu’une acceptation de l’initiative aurait pour conséquence d’obliger la Suisse à constater, le moment venu, qu’elle se trouve dans l’impossibilité de respecter les droits et obligations découlant de son statut de neutralité permanente. Enfin, tout récemment, dans son rapport du 24 août 1988 sur la position de la Suisse dans le processus d’intégration européenne et dans le cas