La doctrine unanime admet aussi (certains auteurs s’appuyant sur l’art. 113 al. 3 Cst.) qu’en cas de conflit, le traité postérieur déroge à la constitution[199]. Il est assez paradoxal de constater qu’en dépit du nombre d’auteurs qui sont favorables au principe de la primauté du droit international sur le droit interne, rares sont ceux qui en admettent clairement la conséquence juridique décisive en pratique: l’inapplication, dans un cas d’espèce, de la règle interne contraire au traité. Sur cette question précise, un certain nombre admettent que la loi postérieure a la priorité sur le traité[200]. Par contraste, de nombreux autres auteurs soutiennent