42 Force est bien d’admettre que les cas - au demeurant rares - dans lesquels le Tribunal fédéral a dérogé au principe de la primauté du droit international étaient délicats sous l’angle de la politique interne[194]. Mais il faut reconnaître aussi que les divers cas concrets où le Tribunal fédéral a donné la priorité au traité touchaient également des domaines sensibles. A cet égard, il ne faut pas perdre de vue que les conceptions suisses en la matière perdraient singulièrement de leur crédibilité, vis-à-vis de l’étranger, si nos juridictions se bornaient à affirmer le principe de la primauté du droit international uniquement quand ce