Pour sa part, le Conseil fédéral s’est rarement exprimé de manière générale sur les rapports entre le droit international et le droit interne. En répondant, le 12 octobre 1968, à l’interpellation du Conseiller national Korner[166], le Conseil fédéral, s’exprimant par M. Spühler, Chef du Département politique, relevait que pour régler les conflits entre le droit international et le droit interne, il «semble inévitable de partir du point de vue de la prééminence du droit international public. En effet, de même que nous attendons de nos partenaires étrangers qu’ils respectent les traités qu’ils ont conclus avec nous, ainsi devons-nous aussi nous en tenir à ces mêmes traités.