La conclusion d’un traité international par un Etat a pour conséquence que ce traité fait partie intégrante, dès son entrée en vigueur, de l’ordre juridique interne de cet Etat. Le monisme admet généralement la primauté du droit international sur le droit interne, supériorité hiérarchique fondée sur la nature de la règle internationale. Cette supériorité exclut l’application du principe de la lex posterior pour résoudre les conflits entre les deux types de règles[151]. Si les Etats sont en principe libres de régir «comme ils l’entendent» les rapports entre le droit international et le droit interne, le droit international leur assigne des limites précises