{"Signatur": "CH_VB_006", "Spider": "CH_VB", "Datum": "1989-04-26", "PDF": {"Datei": "CH_VB/CH_VB_006_JAAC-53-54--_1989-04-26.pdf", "URL": "https://www.amtsdruckschriften.bar.admin.ch/viewOrigDoc/150001061.pdf?ID=150001061", "Checksum": "814de782845cd579c0fb91bf18f3cd79"}, "Scrapedate": "2026-03-20", "Num": ["JAAC 53.54 \r"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Verwaltungspraxis der Bundesbehörden (1987-2017) EDA, Direktion für Völkerrecht (DV) 26.04.1989 JAAC 53.54 \r"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Jurisprudence des autorités administratives de la Confédération (1987-2017)  DFAE, Direction du droit international public 26.04.1989 JAAC 53.54 \r"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Giurisprudenza delle autorità amministrative della Confederazione (1987-2017) DFAE Direzione del diritto internazionale pubblico (DDIP) 26.04.1989 JAAC 53.54 \r"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Eidgenossenschaft Verwaltungspraxis der Bundesbehörden (1987-2017) EDA, Direktion für Völkerrecht (DV)"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Conféderation Jurisprudence des autorités administratives de la Confédération (1987-2017)  DFAE, Direction du droit international public"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Confederazione Giurisprudenza delle autorità amministrative della Confederazione (1987-2017) DFAE Direzione del diritto internazionale pubblico (DDIP)"}], "ScrapyJob": "446973/70/126", "Zeit UTC": "20.03.2026 01:33:27", "Checksum": "181d45eb93e0256f785340ba2f1771be", "Chunktext": "Auszug aus dem Entscheid Verwaltungspraxis der Bundesbehörden (1987-2017) EDA, Direktion für Völkerrecht (DV) 26.04.1989 JAAC 53.54 \r\n\nEnfin, la violation d’une règle internationale par la Suisse - par l’un\nquelconque de ses organes - pourrait entraîner, en dernière analyse, la mise\nen jeu de la responsabilité internationale de la Confédération. C’est en effet le\nConseil fédéral qui doit assumer en dernier recours, sur le plan international,\nla responsabilité du respect des obligations incombant à la Suisse. Il convient\nde souligner ici que l’engagement effectif de la responsabilité internationale\nde la Suisse (assortie, le cas échéant, d’une réparation pécuniaire) n’intervient\nque comme ultima ratio. Elle n’entre en ligne de compte que si, sur le plan\ninterne, les organes de l’Etat n’ont, malgré leur détermination à agir dans ce\nsens, pas été en mesure de respecter le droit international en vigueur pour la\nSuisse.\n\nVII. CONCLUSIONS\n\nAu terme des développements qui précèdent, nous estimons qu’au sein de\nl’ordre juridique suisse, le principe de la primauté du droit international sur\nle droit interne peut être mis en oeuvre de manière conséquente à l’aide des\ntechniques juridiques recensées.\n\n60\nL’administration fédérale examinera, à l’occasion des travaux relatifs à la\nrévision totale de la constitution, s’il convient de faire figurer expressément\nce principe dans la constitution, ou si tout au moins une reformulation de\nl’art. 113 Cst. rendrait plus apparente la possibilité qui existe aujourd’hui déjà,\npour le Tribunal fédéral, de constater l’incompatibilité d’une règle de droit\nfédéral avec le droit international en vigueur pour la Suisse. En tous les cas,\ndans le message qui sera adressé au Parlement, le Conseil fédéral commentera\ndans cette perspective les dispositions constitutionnelles qui pourraient servir\nd’ancrages indirects au principe de la primauté[279].\nLa prochaine adhésion de la Suisse aux Conv. de Vienne sur le droit des traités\ndu 23 mai 1969 et du 21 mars 1986[280] contribuera sans doute à renforcer\nla transparence du cadre de droit international général qui forme la toile de\nfond des rapports entre le droit international et le droit interne dans l’ordre\njuridique suisse.\nEn vue de favoriser concrètement l’harmonisation des rapports entre le droit\ninternational et le droit interne lors du processus législatif, l’administration\nfédérale estime qu’il serait opportun de procéder à une modification de\nl’art. 43 de la LF sur les rapports entre les conseils, en vue d’indiquer que\nle Conseil fédéral doit non seulement se prononcer sur la question de la\nconstitutionnalité des projets de loi et arrêtés fédéraux, mais également sur\nles questions de compatibilité avec le droit international de ces projets (voir\nci-dessus § 16 a).\nDans le même ordre d’idées, il serait opportun de saisir l’occasion de la\nprocédure législative en cours pour proposer la modification de la LF\nsur les droits politiques, en vue de faciliter la résolution des problèmes\nd’harmonisation des initiatives populaires tendant à la révision de la\nconstitution avec le droit international en vigueur pour la Suisse (voir\nci-dessus § 16 f).\n[1] Bericht des Bundesrates über seine Geschäftsführung im Jahre 1983, Bern\n1984, S. 133-134.\n[2] Siehe BBl 1988 III 249 ff., besonders Anhang 6 des Berichts, S. 456.\n[3] Dieser Meinungsaustausch fand am 8. Mai 1989 in Bern aufgrund der\nvorliegenden Stellungnahme statt.\n[4] Bericht des Schweizerischen Bundesgerichts über seine Amtstätigkeit im\nJahre 1988 vom 14. Februar 1989, Bern 1989, S. 441 ff., S. 448.\n[5] Bericht des Bundesrates über seine Geschäftsführung im Jahre 1988 vom\n22. Februar 1989, Bern 1989, S. 47.\n[6] BBl 1974 II 1133 ff., S. 1149.\n[7] In diesem Sinn, Seidl-Hohenveldern Ignaz, Völkerrecht, 5. Ausgabe, Köln\n1987, S. 9, Nr. 31; Lauterpacht Hersch, International Law, Bd. 1, General Works,\nCambridge 1970, S. 16.\n[8] CPJI, Serie A/B, Nr. 46, S. 167.\n[9] CPJI, Serie A/B, Nr. 44, S. 24.\n[10] CIJ, Recueil 1988, S. 34.\n[11] Zur schweizerischen Tradition des Monismus siehe unten, Ziff. 8.\n[12] Siehe insbesondere Partsch Karl Josef, Die Anwendung des Völkerrechts\nim innerstaatlichen Recht, Berichte der Deutschen Gesellschaft für Völkerrecht,\nBd. 6, Karlsruhe 1964, S. 22 ff.\n[13] CIJ, Recueil 1974, S. 268.\n\n"}