{"Signatur": "CH_VB_006", "Spider": "CH_VB", "Datum": "1989-04-26", "PDF": {"Datei": "CH_VB/CH_VB_006_JAAC-53-54--_1989-04-26.pdf", "URL": "https://www.amtsdruckschriften.bar.admin.ch/viewOrigDoc/150001061.pdf?ID=150001061", "Checksum": "814de782845cd579c0fb91bf18f3cd79"}, "Scrapedate": "2026-03-20", "Num": ["JAAC 53.54 \r"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Verwaltungspraxis der Bundesbehörden (1987-2017) EDA, Direktion für Völkerrecht (DV) 26.04.1989 JAAC 53.54 \r"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Jurisprudence des autorités administratives de la Confédération (1987-2017)  DFAE, Direction du droit international public 26.04.1989 JAAC 53.54 \r"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Giurisprudenza delle autorità amministrative della Confederazione (1987-2017) DFAE Direzione del diritto internazionale pubblico (DDIP) 26.04.1989 JAAC 53.54 \r"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Eidgenossenschaft Verwaltungspraxis der Bundesbehörden (1987-2017) EDA, Direktion für Völkerrecht (DV)"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Conféderation Jurisprudence des autorités administratives de la Confédération (1987-2017)  DFAE, Direction du droit international public"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Confederazione Giurisprudenza delle autorità amministrative della Confederazione (1987-2017) DFAE Direzione del diritto internazionale pubblico (DDIP)"}], "ScrapyJob": "446973/70/126", "Zeit UTC": "20.03.2026 01:33:27", "Checksum": "181d45eb93e0256f785340ba2f1771be", "Chunktext": "Auszug aus dem Entscheid Verwaltungspraxis der Bundesbehörden (1987-2017) EDA, Direktion für Völkerrecht (DV) 26.04.1989 JAAC 53.54 \r\n\n 41\nCet arrêt a suscité des critiques très nourries dans la doctrine[187].\nL’arrêt Schubert a pourtant été confirmé récemment par le Tribunal\nfédéral[188] - sans aucune allusion aux débats doctrinaux intervenus\nentre-temps - et par le Tribunal fédéral des assurances, dans un arrêt qui\nconcernait toutefois davantage un problème d’application directe que de\nprimauté du droit international[189]:\n«Si, comme on l’a vu, la jurisprudence s’est prononcée pour la primauté du\ndroit international sur le droit national, le Tribunal fédéral a cependant\nréservé l’hypothèse où le législateur fédéral refuse de respecter les obligations\ninternationales de la Suisse et vote en connaissance de cause des dispositions\ninternes qui les violent. Dans ce cas, le Tribunal fédéral applique les\nnormes édictées par l’Assemblée fédérale (ATF 99 Ib 44 s.). Critiquée par\nplusieurs auteurs (voir notamment les deux articles susmentionnés d’Olivier\nJacot-Guillarmod, ainsi que Luzius Wildhaber, Bemerkungen zum Fall\nSchubert, ASDI 30/1974, p. 195 s. et Hans Huber, RSJB 110/1974, p. 493), cette\njurisprudence est en revanche approuvée par Grisel qui estime qu’elle ne paraît\npas dépourvue de justification, attendu que si le Parlement fédéral méconnaît, le\nsachant et le voulant, les devoirs de son pays envers d’autres Etats, il tranche le\nproblème de la priorité entre le droit international et le droit national en faveur\ndu second, de manière à lier le Tribunal fédéral (op. cit., p. 92).»\nDans un arrêt récent[190], rendu à propos de la CEDH, le Tribunal fédéral a\ndéclaré ce qui suit, à propos de la recevabilité du recours de droit administratif\nen matière d’asile:\n«Gegen die Asylverweigerung und die Wegweisung ist die\nVerwaltungsgerichtsbeschwerde ausgeschlossen (Art. 100 Bst. b Ziff. 2\nund 4 OG). Diese Ausschlussbestimmungen wurden vor Ratifikation der EMRK\ndurch die Schweiz erlassen. Die EMRK, als ein von der Bundesversammlung\ngenehmigter Staatsvertrag, ist für die rechtsanwendenden Behörden nicht\nweniger verbindlich als die Bundesgesetze (Art. 113 Abs. 3 BV); sie geht als\njüngeres Recht den früher erlassenen Bundesgesetzen, unter Umständen auch\njüngerem Gesetzesrecht vor. Würden die Ausschlussbestimmungen des OG\ndazu führen, dass in einem Fall, der die durch die EMRK garantierten Rechte\nund Freiheiten tangiert, die wirksame Beschwerde an eine nationale Instanz\nfehlt, so hätten die Ausschlussbestimmungen allenfalls vor Art. 13 EMRK\nzurückzuweichen.\nVoraussetzung ist allerdings, dass Art. 13 EMRK unmittelbar anwendbar\n(self-executing) ist, was davon abhängt, ob die Bestimmung justiziabel ist, das\nheisst vom Richter in die Wirklichkeit umgesetzt werden kann (…).\nWie es sich mit dem erst nach Inkrafttreten der EMRK erlassenen Asylgesetz (SR\n142.31) verhält, das den Departemententscheid über die Asylverweigerung und\ndie damit zusammenhängende Wegweisung für endgültig erklärt (Art. 11 Abs. 2\nund Art. 21a Abs. 2), kann offen bleiben.»\nEn résumé, on constate que dans quelques arrêts, le Tribunal fédéral a laissé le\ntraité inappliqué au profit d’une loi fédérale[191], alors que dans de nombreux\ncas, le Tribunal fédéral a laissé la loi fédérale inappliquée au profit du traité\ninternational antérieur ou postérieur[192].\nIl faut souligner que sur la question de la primauté, certains arrêts sont peu\néclairants, car le Tribunal fédéral en reste au niveau des hypothèses[193].\n\n42\nForce est bien d’admettre que les cas - au demeurant rares - dans lesquels le\nTribunal fédéral a dérogé au principe de la primauté du droit international\nétaient délicats sous l’angle de la politique interne[194]. Mais il faut\nreconnaître aussi que les divers cas concrets où le Tribunal fédéral a donné la\npriorité au traité touchaient également des domaines sensibles. A cet égard, il\nne faut pas perdre de vue que les conceptions suisses en la matière perdraient\nsingulièrement de leur crédibilité, vis-à-vis de l’étranger, si nos juridictions\nse bornaient à affirmer le principe de la primauté du droit international\nuniquement quand ce dernier ne nous pose aucun problème.\n\n11. Courants doctrinaux\n\n"}