{"Signatur": "CH_VB_006", "Spider": "CH_VB", "Datum": "1989-04-26", "PDF": {"Datei": "CH_VB/CH_VB_006_JAAC-53-54--_1989-04-26.pdf", "URL": "https://www.amtsdruckschriften.bar.admin.ch/viewOrigDoc/150001061.pdf?ID=150001061", "Checksum": "814de782845cd579c0fb91bf18f3cd79"}, "Scrapedate": "2026-03-20", "Num": ["JAAC 53.54 \r"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Verwaltungspraxis der Bundesbehörden (1987-2017) EDA, Direktion für Völkerrecht (DV) 26.04.1989 JAAC 53.54 \r"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Jurisprudence des autorités administratives de la Confédération (1987-2017)  DFAE, Direction du droit international public 26.04.1989 JAAC 53.54 \r"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Giurisprudenza delle autorità amministrative della Confederazione (1987-2017) DFAE Direzione del diritto internazionale pubblico (DDIP) 26.04.1989 JAAC 53.54 \r"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Eidgenossenschaft Verwaltungspraxis der Bundesbehörden (1987-2017) EDA, Direktion für Völkerrecht (DV)"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Conféderation Jurisprudence des autorités administratives de la Confédération (1987-2017)  DFAE, Direction du droit international public"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Confederazione Giurisprudenza delle autorità amministrative della Confederazione (1987-2017) DFAE Direzione del diritto internazionale pubblico (DDIP)"}], "ScrapyJob": "446973/70/126", "Zeit UTC": "20.03.2026 01:33:27", "Checksum": "181d45eb93e0256f785340ba2f1771be", "Chunktext": "Auszug aus dem Entscheid Verwaltungspraxis der Bundesbehörden (1987-2017) EDA, Direktion für Völkerrecht (DV) 26.04.1989 JAAC 53.54 \r\n\n 40\n«Es ist sodann anzunehmen, dass die Konvention auch späteren Bundesgesetzen\nvorgeht. Überwiegende Lehrmeinungen, die neuere bundesgerichtliche Praxis\nund andere amtliche Verlautbarungen zielen in Richtung eines Primats des\nVölkerrechts, das heisst eines Vorranges des Staatsvertrages auch vor späteren\nBundesgesetzen (Müller Jörg Paul, Zeitschrift für schweizerisches Recht\n(ZSR) 94, S. 377 f.; Schindler Dietrich, ZSR 94, 5.369; Wildhaber Luzius,\nZeitschrift des bernischen Juristenvereins (ZbJV) 1969, S. 261; Trechsel, a. a. O.,\nS. 161 f.; BGE 101 IV 253 und BGE 102 Ia 482; Botschaft des Bundesrates an die\nBundesversammlung über die EMRK vom 4. März 1974, S. 25; Amtl. Bull. N 1974\n1465 und 1469).»\nLorsque le Tribunal fédéral tranche des cas concrets, sa pratique est moins\nuniforme. On compte en particulier quelques arrêts, souvent cités, où le\nTribunal fédéral accorde la préférence à la loi sur le traité[182]:\nAinsi, dans son arrêt Steenworden[183], le Tribunal fédéral estime que la\nloi et le traité ont une «portée identique au point de vue législatif interne»,\nleur opposition devrait être résolue selon la maxime lex posterior derogat\npriori. Mais dans la jurisprudence plus récente, le Tribunal fédéral estime\ncependant pour le moins «très douteux» (sehr fraglich) que le principe de la\nlex posterior puisse valoir également dans le rapport entre un traité et une loi\npostérieure[184].\nL’arrêt Frigerio de 1968[185] occupe une place à part:\nAprès avoir estimé que les rapports entre un traité et une loi postérieure\nétaient controversés dans la jurisprudence et dans la doctrine, le Tribunal\nfédéral ajoute (p. 678): «Zu diesen Fragen muss nicht abschliessend Stellung\ngenommen werden. Es genügt festzuhalten, dass der Bundesgesetzgeber gültig\nabgeschlossene Staatsverträge gelten lassen will, sofern er nicht ausdrücklich\nin Kauf nimmt, dass völkerrechtswidriges Landesrecht zustande komme. Im\nZweifel muss innerstaatliches Recht völkerrechtskonform ausgelegt werden.»\nDans le cas d’espèce, le Tribunal fédéral n’en dispense pas moins un particulier\nd’obtenir une concession en matière de transports professionnels de personnes\nsur le Rhin - obligation imposée par la LF du 2 octobre 1924 sur le Service\ndes postes (LSP, RS 783.0) - en s’appuyant sur la Conv. du 10 mai 1879 entre\nla Suisse et le Grand-Duché de Bade au sujet de la navigation sur le Rhin,\nde Neuhausen jusqu’en aval de Bâle (RS 0.747.224.32), qui n’impose pas de\nconcession (p. 679-680).\nDans les cas de conflits ouverts, la plus sérieuse atteinte au principe de la\nprimauté se trouve dans le fameux arrêt Schubert de 1973, rendu à propos\nde l’AF de 1961/1970 concernant l’acquisition d’immeubles par des personnes\ndomiciliées à l’étranger[186]:\n«En règle générale et en cas de conflit ouvert, le principe en question reconnaît\nla primauté du droit international, que celui-ci soit antérieur ou postérieur\nà la règle de droit interne. Le législateur, source suprême du droit interne,\nconserve cependant la faculté de déroger intentionnellement à ce principe; cela\nlui permet d’assouplir certaines conséquences trop rigoureuses du principe et\nde sauvegarder en pratique certains intérêts essentiels. Dans la mesure où il\ny a effectivement eu dérogation intentionnelle, celle-ci doit être respectée dans\nl’ordre juridique interne; elle lie le Tribunal fédéral (art. 113 al. 3 Cst.), mais\nne peut pas modifier la portée des droits et obligations de l’Etat au sein de la\ncommunauté internationale.»\n\n"}