une délégation «en blanc», car l’Assemblée fédérale doit participer à la conclusion de chaque traité non seulement d’une manière formelle, institutionnelle, mais aussi et surtout sur le fond. Ce n’est que de cette manière que l’Assemblée fédérale peut assumer pleinement sa coresponsabilité pour les traités internationaux conclus par la Suisse. Lorsque l’Assemblée fédérale exerce ses compétences avant la signature du traité par le Conseil fédéral, elle doit donner à celui-ci des directives aussi précises que possible sur sa façon d’envisager les questions fondamentales que pose la réglementation internationale d’une matière donnée[82].