{"Signatur": "CH_VB_006", "Spider": "CH_VB", "Datum": "2008-03-13", "PDF": {"Datei": "CH_VB/CH_VB_006_150000104_2008-03-13.pdf", "URL": "https://www.amtsdruckschriften.bar.admin.ch/viewOrigDoc/150000104.pdf?ID=150000104", "Checksum": "3686af3a83eee5ae928d7c4141906f1b"}, "Scrapedate": "2026-03-20", "Num": ["150000104"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Verwaltungspraxis der Bundesbehörden (1987-2017) EDA, Direktion für Völkerrecht (DV) 13.03.2008 150000104"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Jurisprudence des autorités administratives de la Confédération (1987-2017)  DFAE, Direction du droit international public 13.03.2008 150000104"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Giurisprudenza delle autorità amministrative della Confederazione (1987-2017) DFAE Direzione del diritto internazionale pubblico (DDIP) 13.03.2008 150000104"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Eidgenossenschaft Verwaltungspraxis der Bundesbehörden (1987-2017) EDA, Direktion für Völkerrecht (DV)"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Conféderation Jurisprudence des autorités administratives de la Confédération (1987-2017)  DFAE, Direction du droit international public"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Confederazione Giurisprudenza delle autorità amministrative della Confederazione (1987-2017) DFAE Direzione del diritto internazionale pubblico (DDIP)"}], "ScrapyJob": "446973/70/126", "Zeit UTC": "20.03.2026 01:19:18", "Checksum": "4273969ecb29a02c12cd7fbc4e6fc465", "Chunktext": "Extrait de l'arrêt Jurisprudence des autorités administratives de la Confédération (1987-2017)  DFAE, Direction du droit international public 13.03.2008 150000104\n\n Bundeskanzlei BK\nVerwaltungspraxis der Bundesbehörden VPB\nJurisprudence des autorités administratives de la Confédération JAAC\nGiurisprudenza delle autorità amministrative della Confederazione GAAC\n\nJAAC 2/2008 du 4 juin 2008\n\n2008.21 (p. 290-291)\nNotification et immunité\nDFAE, Direction du droit international public\nAvis de droit du 13 mars 2008\n\nMots clés:\nNotification d'actes judiciaires, agent diplomatique, fonctionnaire consulaire, immunité d’exécution.\n\nStichwörter:\nZustellung gerichtlicher Urkunden, diplomatischer Vertreter, Konsularangestellter, Immunität von der\nVollstreckung.\n\nTermini chiave:\nNotifica di atti giudiziari, agente diplomatico, funzionario consolare, immunità di esecuzione.\n\nRegeste:\nPossibilité de notification d'actes judiciaires à des agents diplomatiques et à des fonctionnaires consulaires. Immunité d'exécution des biens d'un Etat étranger.\n\nRegeste:\nMöglichkeit, diplomatischen Vertretern und Konsularangestellten gerichtliche Urkunden zuzustellen.\nImmunität der Güter eines ausländischen Staates von der Vollstreckung.\n\nRegesto:\nPossibilità di notificare atti giudiziari ad agenti diplomatici e a funzionari consolari. Immunità di esecuzione dei beni di uno Stato estero.\n\nBase juridique:\nArt. 1, 22, 29 et 30 Convention de Vienne du 18 avril 1961 sur les relations diplomatiques (RS\n0.191.01);\nArt. 31 al. 4 Convention de Vienne du 24 avril 1963 sur les relations consulaires (RS 0.191.02).\n\nRechtliche Grundlagen:\nArt. 1, 22, 29 und 30 Wiener Übereinkommen vom 18. April 1961 über diplomatische Beziehungen\n(SR 0.191.01);\nArt. 31 Abs. 4 Wiener Übereinkommen vom 24. April 1963 über konsularische Beziehungen (SR\n0.191.02).\n\nBase giuridico:\nArt. 1, 22, 29 e 30 Convenzione di Vienna del 18 aprile 1961 sulle relazioni diplomatiche (RS\n0.191.01);\nArt. 31 al. 4 Convenzione di Vienna del 24 aprile 1963 sulle relazioni consolari (RS 0.191.02).\n\nVPB/JAAC/GAAC 2008, édition du 4 juin 2008 290\nAvis de droit DFAE/Direction du droit international public\n\nLa DDIP/DFAE a été appelée à se prononcer sur la question de la notification d'actes judiciaires à des agents diplomatiques et à des fonctionnaires consulaires ainsi que sur l'immunité\nd'exécution des biens d'un Etat étranger. Elle a répondu ainsi.\n\nS’agissant de la notification d'actes judiciaires à des agents diplomatiques, ceux-ci jouissent de l'inviolabilité personnelle conformément à l'article 29 de la Convention de Vienne du 18 avril 1961 sur les\nrelations diplomatiques. De plus, selon l'article 30 de ladite Convention, la demeure privée de l'agent\ndiplomatique jouit de la même inviolabilité que les locaux de la mission diplomatique, terme par lequel\nil faut entendre la chancellerie de la mission diplomatique et la résidence du chef de mission (cf. article premier lettre i de cette Convention).\n\nIl suit de ce qui précède que l'inviolabilité personnelle de l'agent diplomatique, mais surtout l'inviolabilité de sa demeure privée font obstacle à toute notification directe d'un acte judiciaire, c’est-à-dire d'un\ncommandement de payer, d'une citation à comparaître devant un juge d'instruction ou un tribunal, etc.\nUn tel acte judiciaire doit être transmis à l'intéressé par la voie diplomatique.\n\nConcernant la notification d'actes judiciaires à des fonctionnaires consulaires de carrière, il n'en va\npas de même, car ceux-ci ne bénéficient, au regard de la Convention de Vienne du 24 avril 1963 sur\nles relations consulaires, ni de l'inviolabilité personnelle, ni de l'inviolabilité de leur demeure privée. Un\nacte judiciaire peut donc leur être notifié directement à leur domicile privé. Il arrive toutefois que le\nDFAE recommande de notifier l'acte judiciaire par la voie diplomatique à l'adresse du poste consulaire.\n\nA propos de l'immunité d'exécution des biens d'un Etat étranger, l'article 22 paragraphe 3 de la\nConvention de Vienne sur les relations diplomatiques et l'article 31 paragraphe 4 de la Convention de\nVienne sur les relations consulaires prévoient que les locaux, l'ameublement, les autres objets et les\nmoyens de transport de la mission diplomatique et du poste consulaire ne peuvent faire l'objet d'aucune perquisition, réquisition, saisie ou mesure d'exécution. Il s'ensuit que les biens d'un Etat étranger, qui se trouvent dans ses représentations en Suisse, ainsi que les comptes bancaires de ses représentations sont insaisissables sur la base des dispositions précitées.\n\nAinsi l'immunité d'exécution protège les biens d'un Etat étranger se trouvant en Suisse lorsqu'ils sont\naffectés au service diplomatique de cet Etat étranger ou à d'autres tâches lui incombant comme détenteur de la puissance publique (jure imperii). En revanche, l'immunité d'exécution ne protège pas\ndes biens qui ont été séquestrés pour des actes que l'Etat étranger a accompli comme titulaire de\ndroits privés (jure gestionis) au même titre qu'un particulier.\n\nVPB/JAAC/GAAC 2008, édition du 4 juin 2008 291\nSchweizerisches Bundesarchiv, Digitale Amtsdruckschriften\nArchives fédérales suisses, Publications officielles numérisées\nArchivio federale svizzero, Pubblicazioni ufficiali digitali\n\nJAAC 2008.21 - Notification et immunité, avis de droit du 13 mars 2008\n\n"}