En droit international public, l’Etat bénéficie d’une immunité, basée sur l’absence de toute hiérarchie entre les Etats 9 qui «exclut que l’un d’entre eux soit soumis à des actes d’autorité, y compris juridictionnels, d’un autre Etat conformément à la maxime selon laquelle 'par in parem non habet jurisdictionem'» 10. Jusqu’à la fin du XIXe siècle, l’immunité était absolue de sorte qu’un Etat ne pouvait être attiré devant les tribunaux étrangers en aucune circonstance.