{"Signatur": "CH_VB_006", "Spider": "CH_VB", "Datum": "2007-11-20", "PDF": {"Datei": "CH_VB/CH_VB_006_150000071_2007-11-20.pdf", "URL": "https://www.amtsdruckschriften.bar.admin.ch/viewOrigDoc/150000071.pdf?ID=150000071", "Checksum": "e858c79306db31558b9ce2d6ddb87f8f"}, "Scrapedate": "2026-03-20", "Num": ["150000071"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Verwaltungspraxis der Bundesbehörden (1987-2017) EDA, Direktion für Völkerrecht (DV) 20.11.2007 150000071"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Jurisprudence des autorités administratives de la Confédération (1987-2017)  DFAE, Direction du droit international public 20.11.2007 150000071"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Giurisprudenza delle autorità amministrative della Confederazione (1987-2017) DFAE Direzione del diritto internazionale pubblico (DDIP) 20.11.2007 150000071"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Eidgenossenschaft Verwaltungspraxis der Bundesbehörden (1987-2017) EDA, Direktion für Völkerrecht (DV)"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Conféderation Jurisprudence des autorités administratives de la Confédération (1987-2017)  DFAE, Direction du droit international public"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Confederazione Giurisprudenza delle autorità amministrative della Confederazione (1987-2017) DFAE Direzione del diritto internazionale pubblico (DDIP)"}], "ScrapyJob": "446973/70/126", "Zeit UTC": "20.03.2026 01:19:20", "Checksum": "fd0c3096745fa5fdba63bca31798f18c", "Chunktext": "Extrait de l'arrêt Jurisprudence des autorités administratives de la Confédération (1987-2017)  DFAE, Direction du droit international public 20.11.2007 150000071\n\n Bundeskanzlei BK\nVerwaltungspraxis der Bundesbehörden VPB\nJurisprudence des autorités administratives de la Confédération JAAC\nGiurisprudenza delle autorità amministrative della Confederazione GAAC\n\nAvis de droit\n\n2008.11 (p. 183-188)\nAccords de promotion et protection des investissements. Qualité\nd’investisseur octroyée à un Etat et traitement à donner à ses\ninvestissements\n\nDFAE, Direction du droit international public\nAvis de droit du 20 novembre 2007\n\nMots clés: Investissement; Etat, acta jure imperii; acta jure gestionis.\n\nStichwörter: Investition; Staat; acta jure imperii; acta jure gestionis.\n\nTermini chiave: Investimenti; Stato; acta jure imperii; acta jure gestionis.\n\nRegeste:\nEn principe, rien ne s’oppose à ce que la qualité d’investisseur soit octroyée à un Etat partie à un\naccord de promotion et de protection des investissements. Hormis les cas limités d’immunité des Etats\n(jure imperii vs. jure gestionis), il n’y a pas de motifs juridiques, au vu du droit international public et de\nla jurisprudence interne, pour traiter différemment investissements privés et publics.\n\nRegeste:\nIm Grundsatz spricht nichts dagegen, dass einem Staat, der Mitunterzeichner eines Abkommens über\ndie Förderung und den gegenseitigen Schutz von Investitionen ist, die Eigenschaft eines Investors\nzuerkannt wird. Mit Ausnahme einiger klar begrenzter Fälle von Staatenimmunität (jure imperii vs. jure\ngestionis) gibt es keine rechtlichen Gründe – weder mit Blick auf das Völkerrecht noch auf die schweizerische Rechtsprechung –, private und öffentliche Investitionen unterschiedlich zu behandeln.\n\nRegesto:\nIn linea di massima, nulla si oppone al rilascio della qualità di investitore a uno Stato partecipante a un\naccordo di promozione e di protezione degli investimenti. Tranne i casi limitati d’immunità degli Stati\n(jure imperii vs. jure gestionis), non vi sono motivi giuridici, tenuto conto del diritto internazionale\npubblico e della giurisprudenza interna, per trattare diversamente gli investimenti privati e pubblici.\n\nBase juridique: Art. 25 Convention du 18 mars 1965 pour le règlement des différends relatifs aux\ninvestissements entre Etats et ressortissants d'autres Etats (RS 0.975.2).\n\nRechtliche Grundlagen: Art. 25 Übereinkommen vom 18. März 1965 zur Beilegung von Investitionsstreitigkeiten zwischen Staaten und Angehörigen anderer Staaten (SR 0.975.2).\n\nBase giuridico: Art. 25 Convenzione del 18 marzo 1965 per la composizione delle controversie relative agli investimenti fra Stati e cittadini d'altri Stati (RS 0.975.2).\n\nVPB/JAAC/GAAC 2008 183\nAvis de droit\n\nRécemment, plusieurs fonds d’investissement publics – en particulier ceux des Etats du\nGolfe ou de la Chine – sont devenus enclins à diversifier leurs investissements pour en\naugmenter le rendement ou pour investir dans des secteurs stratégiques pour l’Etat en\nquestion, tels que les ressources naturelles. Leur nouvelle stratégie d’investissement a\namené – par souci de protection des secteurs économiques considérés comme stratégiques\n– plusieurs Etats de l’OCDE à étudier la possibilité de contrôler de tels investissements ou\nde les soumettre à autorisation.\n\nIl a été demandé à la DDIP de se prononcer sur l’octroi de la qualité d’investisseur à un Etat\net d’étudier en outre la question de savoir si le droit international public demande un\ntraitement juridique différencié à l’égard des investissements émanant, directement ou\nindirectement, d’un Etat étranger, en fonction de leur nature privée ou publique.\n\n1. Octroi de la qualité d’investisseur à un Etat\n\nLes accords de promotion et protection des investissements (APPI) ont pour principale\nfonction d’accorder une protection aux investisseurs actifs à l’étranger notamment en leur\ngarantissant une protection légale et des voies de droit en cas d’expropriation au sens large.\nPour le règlement des différends, la majorité des APPI signés par la Suisse prévoit la\nsoumission des litiges au Centre international pour le règlement des différends relatifs aux\ninvestissements (CIRDI) institué par la Convention de Washington de 1965 1.\n\nLa notion d’investisseur n’est pas définie dans la Convention de Washington elle-même 2.\nToutefois, dans une décision arbitrale de principe rendue par le CIRDI dans l’affaire\nCeskoslovenka Obchodni Banka vs. Slovak Republic, le tribunal s‘est penché sur\nl’interprétation à donner à cette notion. Il a clairement rappelé que le terme «juridical\npersons» ou personne morale tel que défini par la Convention de Washington ne se limitait\npas aux sociétés de capitaux privés 3. La notion de personne morale couvre également les\nsociétés possédées ou contrôlées totalement ou partiellement par des Etats. Le tribunal\nstatue ensuite que le critère déterminant n’est pas la possession ou le contrôle, sinon de\nsavoir quelle fonction exercent lesdites sociétés 4: si le type d’actes exercés est de nature\néconomique (jure gestionis) et ne relève pas de l’exercice de fonctions gouvernementales\n(jure imperii), une entreprise même totalement contrôlée par l’Etat est considérée comme\npersonne morale au sens de l’article 25 alinéa 2 lettre b de la Convention de Washington et,\npartant, possède la qualité d’investisseur.\n\n"}