La question la plus délicate demeure pour les gens du voyage celle des discriminations indirectes91, également prohibées par l’art. 8, al. 2, Cst. Les gens du voyage sont souvent confrontés à des réglementations neutres, en particulier dans les domaines de l’aménagement du territoire ou de la police des constructions mais qui ne prennent pas compte les spécificités liées à la culture des gens du voyage92 et rendent ainsi l’exercice du mode de vie nomade plus difficile, par exemple, l’interdiction de camper sur le territoire d’une commune93. Un auteur rappelle, par exemple, que: «Wie der allgemeine Gleichheitssatz, so ist auch das