{"Signatur": "CH_VB_005", "Spider": "CH_VB", "Datum": "2016-03-10", "PDF": {"Datei": "CH_VB/CH_VB_005_150000347_2016-03-10.pdf", "URL": "https://www.amtsdruckschriften.bar.admin.ch/viewOrigDoc/150000347.pdf?ID=150000347", "Checksum": "88ec3b5fc39a29a4430852493e8e20c7"}, "Scrapedate": "2026-03-20", "Num": ["150000347"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Verwaltungspraxis der Bundesbehörden (1987-2017) Eidgenössischen Finanzdepartement (EFD) 10.03.2016 150000347"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Jurisprudence des autorités administratives de la Confédération (1987-2017)  DFF, Département fédéral des finances 10.03.2016 150000347"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Giurisprudenza delle autorità amministrative della Confederazione (1987-2017) Dipartimento federale delle finanze (DFF) 10.03.2016 150000347"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Eidgenossenschaft Verwaltungspraxis der Bundesbehörden (1987-2017) Eidgenössischen Finanzdepartement (EFD)"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Conféderation Jurisprudence des autorités administratives de la Confédération (1987-2017)  DFF, Département fédéral des finances"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Confederazione Giurisprudenza delle autorità amministrative della Confederazione (1987-2017) Dipartimento federale delle finanze (DFF)"}], "ScrapyJob": "446973/70/126", "Zeit UTC": "20.03.2026 01:16:47", "Checksum": "97637db897d291043b1c95e419cdfea0", "Chunktext": "Extrait de l'arrêt Jurisprudence des autorités administratives de la Confédération (1987-2017)  DFF, Département fédéral des finances 10.03.2016 150000347\n\nToutes les entités qui assument une tâche de l’État 122 sont ainsi tenues de contribuer à la réalisation\ndes droits fondamentaux. La tâche de réaliser les droits fondamentaux incombe, cependant, en premier\nlieu au législateur123. Selon le Tribunal fédéral:\n«Der Gesetzgeber ist (…) verpflichtet, die Rechtsordnung so auszugestalten, dass die Grundrechte auch tatsächlich ausgeübt werden können (Art. 35 Abs. 1 und 2 BV)»124.\nL’art. 35, al. 3, Cst. règle la question des effets horizontaux des droits fondamentaux. Il prescrit aux\nautorités de veiller à ce que les droits fondamentaux, dans la mesure où ils s’y prêtent, soient aussi\nréalisés dans les relations qui lient les particuliers entre eux. Les autorités législatives et les autorités\nd’application du droit sont visées 125. Selon la jurisprudence du Tribunal fédéral:\n«[Si] l'on admet que les droits fondamentaux n'ont pas seulement une fonction de défense contre\nles atteintes dues à l'État, mais fondent également un devoir étatique de protection contre les\natteintes provoquées par des tiers, il n'en demeure pas moins que les droits constitutionnels de\nces tiers doivent également être protégés; une pesée des différents intérêts en présence est alors\nnécessaire. C'est en priorité la tâche de la législation spécifique de fixer quels sont les actes\nadmissibles ou non et de délimiter les droits des particuliers impliqués. La question de l'étendue\ndu devoir de protection des droits fondamentaux se confond ainsi avec celle de l'application\ncorrecte de la législation spécifique» 126.\n\n4.4.2 Obligation d’agir\nL’art. 35 Cst. prévoit donc bien une obligation d’agir pour réaliser les droits fondamentaux. Des\nobligations de mise en œuvre127 pourraient d’ailleurs intervenir dans le cadre du mandat de contribuer\nà la réalisation des droits fondamentaux, par exemple la mise à disposition d’infrastructures128, voire\nl’autorisation d’usage du domaine public qui excède l’usage commun129.\nMais le caractère justiciable d’éventuelles obligations positives ne pourrait être admis qu’en relation\navec un droit fondamental et non sur la seule base de l’art. 35 Cst.\nLa doctrine récente souligne dans ce sens que:\n«Schliesslich äussert sich Art. 35 Abs. 1 nicht zur Art der Geltung der Grundrechte. «Geltung»\nbedeutet nicht zwingend eine umfassende Wirkung i.S.v. von justiziablen Ansprüchen, sondern\nkann sich auch in einem programmatischen Auftrag an den Gesetzgeber oder in der Pflicht zur\ngrundrechtskonformen Auslegung von Gesetzes- und Verordnungsrecht erschöpfen. Wo immer\nsich aber der Normgehalt eines Grundrechts im Rahmen der Rechtsanwendung direkt\nverwirklichen lässt, ohne dass es hierzu einer (abwägenden) Konkretisierung durch das Gesetz\nbedarf, erweist er sich als justiziabel und damit einklagbar. Innerhalb der einklagbaren Ansprüche\nkann die Grundrechtsverwirklichung sowohl ein Unterlassen als auch eine Leistung des\nstaatlichen Aufgabenträgers verlangen»130.\n\n4.4.3 Bilan intermédiaire\nA l’instar du droit international, le droit constitutionnel impose aux entités qui assument une tâche de\nl’État des obligations positives en faveur des gens du voyage. Celles-ci sont, en particulier, tenues de\nprendre en compte les spécificités du mode de vie tzigane.\n\n122 Cf. par exemple l’ATF 140 I 201 [208], cons. 6.4.1 concernant les entités qui assument des tâches étatiques, en l’espèce\nune université.\n123 Cf. Rainer J. Schweizer, op. cit., note n° 119, ad art. 35, n° 14 et Andreas Auer, Giorgio Malinverni, Michel Hottelier, op.\ncit., note n° 13, n° 120, p. 57.\n124 ATF 139 I 114 [118], cons. 4 (en relation avec la liberté d’information et la liberté des médias).\n125 Cf. Bernhard Pulver, op. cit., note n° 77, n° 229, p. 165; voir aussi le message du Conseil fédéral cité à la note n° 117 p.\n195.\n126 ATF 138 I 475 [481], cons. 3.3.2 (au sujet de l’interdiction de discriminer).\n127 Cf. ci-dessus ch. 2.1.2.\n128 Voir Bernhard Waldmann, op. cit., note n° 114, ad art. 35, en particulier n° 37 à 38, p. 735.\n129 Voir en ce qui concerne une question «du champ opératoire des droits fondamentaux, à savoir l’emprise que ceux-ci\npeuvent légitimer sur le domaine public», Michel Hottelier, Tribunal fédéral, IIe Cour de droit public, 03.04.2015\n(2C_819/2014) X. SA c. Ville de Genève, in AJP/PJA 2015, p. 1301.\n130 Bernhard Waldmann, op. cit., note n° 114, ad art. 35, n° 16, p. 728.\n\nVPB/JAAC/GAAC/PAAF 2017, édition du 30 mars 2017 38\nAvis de droit / Gutachten DFJP, Office fédéral de la justice\n\nAu vu de ce qui précède, il n’existe pas de fondement constitutionnel qui permettrait actuellement de\ndéduire un droit justiciable à la mise à disposition d’aires de stationnement ou de transit en faveur des\ngens du voyage. Il n’est, en particulier, pas possible de déduire de telles prétentions en se fondant\nuniquement sur l’art. 35 Cst.\nIl ressort des considérations précédentes que la tâche de contribuer à la réalisation des droits\nfondamentaux incombe en premier lieu au législateur et que les autorités d’application du droit doivent\ninterpréter les lois de manière conforme aux droits fondamentaux.\n\n"}