C’est la raison pour laquelle ils ont jusqu’au dernier moment refusé de céder aux exigences constantes de la France qui invoquait le traité de 1974. Cette question a été expressément soulevée lors de la récente visite d’Etat en Suisse de M. Jacques Chirac, Président de la République française. Le Conseil fédéral s’est opposé aux arguments de ce dernier, qui en appelait au traité de 1974, qu’en aucun cas le risque de porter atteinte aux vins de Champagne français ne pouvait en l’espèce être admis. Les négociateurs suisses ont, jusqu’à la dernière minute, tout mis en oeuvre pour obtenir une solution transitoire, voire définitive en faveur de la commune suisse de Champagne.