{"Signatur": "CH_VB_003", "Spider": "CH_VB", "Datum": "2015-08-26", "PDF": {"Datei": "CH_VB/CH_VB_003_150000323_2015-08-26.pdf", "URL": "https://www.amtsdruckschriften.bar.admin.ch/viewOrigDoc/150000323.pdf?ID=150000323", "Checksum": "35d26e9560740f1d26a27eafc8c98b9b"}, "Scrapedate": "2026-03-20", "Num": ["150000323"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Verwaltungspraxis der Bundesbehörden (1987-2017) Bundesamt für Justiz, BJ 26.08.2015 150000323"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Jurisprudence des autorités administratives de la Confédération (1987-2017)  Office fédéral de la justice, OFJ 26.08.2015 150000323"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Giurisprudenza delle autorità amministrative della Confederazione (1987-2017) Ufficio federale di giustizia, UFG 26.08.2015 150000323"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Eidgenossenschaft Verwaltungspraxis der Bundesbehörden (1987-2017) Bundesamt für Justiz, BJ"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Conféderation Jurisprudence des autorités administratives de la Confédération (1987-2017)  Office fédéral de la justice, OFJ"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Confederazione Giurisprudenza delle autorità amministrative della Confederazione (1987-2017) Ufficio federale di giustizia, UFG"}, {"Sprachen": ["de", "fr", "it"], "Text": "DFJP, Office fédéral de la justice"}], "ScrapyJob": "446973/70/126", "Zeit UTC": "20.03.2026 01:16:59", "Checksum": "8eba8041739fdd4831d370e3726e2d91", "Chunktext": "Extrait de l'arrêt Jurisprudence des autorités administratives de la Confédération (1987-2017)  Office fédéral de la justice, OFJ 26.08.2015 150000323\n\n24 Op. cit. p. 2191.\n25 A. Auer, G. Malinverni, Michel Hottelier, Droit constitutionnel suisse, vol. 1, troisième édition, 2013, n°1078 p. 368.\n26 P. Mahon in Petit commentaire de la Constitution fédérale de la Confédération suisse du 18 avril 1999, Schulthess, 2003,\nad art. 6, n°4.\n27 Aménagement de l’aide sociale et des prestations cantonales sous condition de ressources ; Besoins et possibilités d’intervention, Rapport du Conseil fédéral du 25 février donnant suite au postulat 13.4010 Commission de la sécurité sociale et\nde la santé publique du Conseil national «Loi-cadre relative à l’aide sociale du 6 novembre 2013 p. 7.\n28 Arrêt du Tribunal fédéral du 11 avril 2008 8C_156/2007, cons. 6.4 ; cf. également ATF 139 I 218 cons. 3.4.\n29 Anne Benoît, Le partage vertical des compétences en tant que garant de l’autonomie des Etats fédérés en droit suisse et\nen droit américain, Schulthess, 2009, n°69 p. 38.\n30 ATF 131 I 74 [80], cons. 4.1; ATF 139 II 243 [249] cons. 8.\n31 Ulrich Häfelin/Walter Haller/Hellen Keller, Schweizerisches Bundesstaatsrecht, 8ème éd., Schulthess, 2012, n° 130 p. 40-41.\n32 ATF 140 IV 1 [5] cons. 3.1.\n33 Ulrich Häfelin/Walter Haller/Hellen Keller, Schweizerisches Bundesstaatsrecht, 8ème éd., Schulthess, 2012, n° 130 p. 40-41.\n34 ATF 139 II 243 [249] cons. 8: «allerdings ist gewissen verfassungsrechtlichen Besonderheiten Rechnung zu tragen».\n\nJAAC/VPB/GAAC 2016, édition du 26 janvier 2016 22\nAvis de droit DFJP, Office fédéral de la justice\n\n«Verfassungsbestimmungen regeln meist Grundsätzliches und weisen häufig eine geringe Normdichte auf. Die Verfassung bildet keine Einheit, sondern oft eine historisch gewachsene Struktur\npunktueller, nicht immer bewusst verbundener und aufeinander abgestimmter Prinzipien, Garantien\nund Aufträge. Solange der Verfassungsgeber einer einzelnen Norm nicht ausdrücklich Vorrang\neinräumt, ist auslegungsmässig grundsätzlich von einer Gleichwertigkeit der Regelungen auszugehen»35.\nLes normes de droit constitutionnel sont, donc, en principe, de rang égal36. Ainsi, selon Tschannen:\n«der Punktualität der Verfassungssätze entspricht ihre grundsätzliche Gleichwertigkeit. Solange\nder Verfassungsgeber die einzelnen Verfassungsnormen nicht selber bewusst rangiert, muss die\nVerfassungsinterpretation vom Grundsatz des «einerlei Verfassungsrecht» ausgehen»37.\nL’interprétation de l’art. 114, al. 5 Cst. devrait permettre de déterminer le type de compétences législatives de la Confédération et par là même de délimiter l’étendue de la marge de manœuvre du législateur\nfédéral.\n\n4.2 Interprétation littérale\nL’interprétation littérale constitue le point de départ. Le sens de la disposition constitutionnelle se\ndégage de son texte.\nPar aide sociale en faveur des chômeurs on entend une aide ciblée en faveur des chômeurs en amont\nde l’aide sociale au sens strict, telle que décrite au ch. 3.2 ci-dessus ; soit, en résumé, un régime non\ncontributif dont les prestations, généralement versées sous conditions de ressources, appartiennent à\nla notion d’aide sociale au sens large, notion distincte de celle des assurances sociales38.\nLa Constitution ne définit pas elle-même la notion de chômeurs39 et laisse dès lors au législateur fédéral\nle soin de définir cette notion. Une définition restrictive de cette notion ne s’impose pas de par la Constitution. Le cercle des personnes visées par l’aide sociale en faveur des chômeurs est large, il englobe,\ncompte tenu du partage des tâches entre l’assurance-chômage et l’aide en faveur des chômeurs, en\nparticulier, les personnes ayant perdu leur emploi et qui ne touchent plus de prestations d’assurancechômage.\nLes termes «édicter des dispositions» renvoient à une compétence de légiférer. En outre, la disposition\nne contient aucune restriction, la compétence de la Confédération n’est pas limitée aux principes, elle\nest autrement dit globale. Le législateur est donc habilité à régler l’ensemble du domaine de l’aide\nsociale en faveur des chômeurs. Le choix des mesures lui appartient. Au demeurant, prendre des\nmesures législatives n’implique pas nécessairement de prévoir des aides financières.\nEn revanche, la formulation «peut légiférer» évoque une compétence facultative par opposition à un\nmandat de légiférer. Il n’est cependant pas possible de déduire de l’interprétation littérale de l’art. 114,\nal. 5 les circonstances dans lesquelles la Confédération pourrait ou devrait légiférer. Autrement dit: «Ob\nund wie weit sich aus Gründen des Gemeinwohls ein Tätigwerden aufdrängt, kann dem Wortlaut des\nArtikels 114, Absatz 5 BV nicht entnommen werden»40.\nAinsi, même si le sens de la disposition paraît clair, la méthode littérale est rarement déterminante à\nelle seule41 et en l’espèce elle ne permet pas de répondre à la question de l’étendue de la latitude\nd’action de la Confédération. Il convient ainsi de se tourner vers d’autres méthodes d’interprétation.\n\n"}