{"Signatur": "CH_VB_003", "Spider": "CH_VB", "Datum": "2010-02-23", "PDF": {"Datei": "CH_VB/CH_VB_003_150000230_2010-02-23.pdf", "URL": "https://www.amtsdruckschriften.bar.admin.ch/viewOrigDoc/150000230.pdf?ID=150000230", "Checksum": "6f8a111f35c62575a26343fa490bbc29"}, "Scrapedate": "2026-03-20", "Num": ["150000230"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Verwaltungspraxis der Bundesbehörden (1987-2017) Bundesamt für Justiz, BJ 23.02.2010 150000230"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Jurisprudence des autorités administratives de la Confédération (1987-2017)  Office fédéral de la justice, OFJ 23.02.2010 150000230"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Giurisprudenza delle autorità amministrative della Confederazione (1987-2017) Ufficio federale di giustizia, UFG 23.02.2010 150000230"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Eidgenossenschaft Verwaltungspraxis der Bundesbehörden (1987-2017) Bundesamt für Justiz, BJ"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Conféderation Jurisprudence des autorités administratives de la Confédération (1987-2017)  Office fédéral de la justice, OFJ"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Confederazione Giurisprudenza delle autorità amministrative della Confederazione (1987-2017) Ufficio federale di giustizia, UFG"}, {"Sprachen": ["de", "fr", "it"], "Text": "DFJP, Office fédéral de la justice"}], "ScrapyJob": "446973/70/126", "Zeit UTC": "20.03.2026 01:18:44", "Checksum": "dd736eba69074f1b7937584934685645", "Chunktext": "Extrait de l'arrêt Jurisprudence des autorités administratives de la Confédération (1987-2017)  Office fédéral de la justice, OFJ 23.02.2010 150000230\n\nSuite à l'affaire des données bancaires \"volées\" à la banque HSBC, le DFF a souhaité donner un signal fort en affirmant que la Suisse n'accordera pas l'assistance administrative aux Etats dont la demande se fonderait sur des informations volées. Ce signal a été concrétisé à l'art. 5 al. 2 du projet\nd'ordonnance relative à l'assistance administrative d'après les conventions de double imposition (ciaprès, p-OACDI) qui a été transmise en procédure d'audition le 20 janvier 2010. Cette disposition a la\nteneur suivante:\n2\nLa demande doit respecter le principe de la bonne foi. Elle doit être rejetée en se référant au maintien de l'ordre public, lorsque l'octroi de l'assistance administrative n'est pas conciliable avec les valeurs fondamentales\ndu droit suisse ou va à l'encontre des intérêts essentiels de la Suisse. Elle doit notamment être rejetée lorsqu'elle est fondée sur des éléments qui ont été obtenus en violation du droit pénal suisse.\n\nDans ce contexte, l'OFJ a pris position sur les questions suivantes:\n\n1. Une demande d'assistance administrative peut-elle être refusée lorsque les informations obtenues\nillicitement sur lesquelles elle repose peuvent être utilisées selon le droit de l'Etat cocontractant?\n\n2. Quelle est la relation entre la disposition envisagée - prévue au niveau d'une ordonnance - et les\ndispositions réglées dans les CDI?\n\n1. Observation introductive\n\nS'agissant de la première question, nous nous permettons d'emblée de souligner que le problème\nn'est pas tant celui de savoir si la demande peut être refusée alors que les données pourraient être\nutilisées dans l'Etat cocontractant, mais plutôt celle de savoir s'il est possible de motiver le refus de\nl'assistance administrative par des arguments qui vont au-delà des conditions prévues dans les CDI et\nqui sont réglés dans le droit interne suisse. Il s'agit par là-même de la question de l'opposabilité de la\ndisposition proposée à l'Etat cocontractant. Les deux questions posées peuvent donc être examinées\nensemble.\n\nIl nous paraît par ailleurs important de revenir sur la teneur de la disposition à élaborer.\n\n2. Utilisation de moyens de preuve obtenus illégalement\n\nLa question de l'utilisation de moyens de preuve obtenus illégalement est thématisée tant par la jurisprudence que par la doctrine qui ont déduit un certain nombre de principes. Le code de procédure\npénale suisse du 5 octobre 2007 (CPP, FF 2007 6583) qui entrera vraisemblablement en vigueur le\n1er janvier 2011 règle la question de l'utilisation des moyens de preuve obtenus illégalement par l'autorité. En procédure administrative, les principes développés par la jurisprudence du Tribunal fédéral\n1\nsont déterminants .\n\n2.1 Jurisprudence\n\nLe Tribunal fédéral et la Cour européenne des droits de l'Homme ont développé une jurisprudence au\nsujet de l'utilisation des moyens de preuve obtenus illégalement de manière à garantir une procédure\néquitable et à respecter le principe de la présomption d'innocence (art. 32 al. 1 Cst et art. 6 CEDH).\n2\nCette jurisprudence peut être résumée comme suit :\n\n1\nSelon Auer, \"Weder das VWVG noch der BZP regeln, inwiefern rechtswidrig erlangte Beweismittel bei der Sachverhaltserhebung verwendet werden dürfen. Massgebend ist die Verfassungsrechtsprechung des Bundesgerichts. Danach ergibt sich aus\ndem Anspruch auf ein faires Verfahren nach Art. 29 Abs. 1 BV ein grundsätzliches Verwertungsverbot für widerrechtlich erlangte Beweismittel. Das Verbot gilt jedoch nicht absolut. Wo besonders gewichtige Interessen an der Wahrheitserforschung und an\nder Durchsetzung des öffentlichen Rechts vorliegen, kann ein Beweismittel, das an sich auch rechtmässig hätte beschafft werden können, ausnahmsweise verwertbar sein (BGE 131 I 272 E. 4.1; der Entscheid betrifft zwar einen Strafprozess, die Erwägungen können jedoch auch auf die Verwaltungsrechtspflege übertragen werden (BGE 120 V 435 E. 3b). Bei Beweismitteln, die\nlediglich unter Missachtung von Verfahrensvorschriften, nicht aber unter Verletzung von Gültigkeitsvorschriften erhoben wurden,\nist somit eine Interessenabwägung vorzunehmen. Vorbehalten bleibt der Fall einer Kerngehaltsverletzung eines Grundrechts.\nDiesfalls dürfte das Beweisverwertungsverbot auch dann absolut gelten, wenn der Beweis an sich legal hätte beschafft werden\nkönnen. Dabei ist das öffentliche Interesse an der Ermittlung der Wahrheit abzuwägen gegen das Interesse der betroffenen\nPerson, dass der Beweis unverwertet bleibt\" (Ch. Auer, in Kommentar zum Bundesgesetz über das Verwaltungsverfahren,\nDike, Zurich et St-Gall, 2008, ad art. 12, ch. 23).\n2\nJ.P. Müller, M. Schefer, Grundrechte in der Schweiz im Rahmen der Bundesverfassung, der EMRK und der UNO-Pakte, 4ème\nédition, Stämpfli SA, Berne, 2008, 6ème chapitre, f), aa) et suivants, ainsi que les arrêts et la littérature cités.\n\nVPB/JAAC/GAAC 2010, édition du 3 août 2010 82\nAvis de droit DFJP, Office fédéral de la justice\n\n1. Dans la mesure où elle viole le noyau même de la protection de la personnalité ancrée dans la\nConstitution, l'utilisation de moyens de contrainte tels que la torture est interdite; les informations qui\nseraient obtenues par de tels moyens ne peuvent pas être prises en considération.\n\n"}