En outre, une partie des données passent par des satellites, qui se trouvent dans l’espace et donc hors du champ d’application du droit de la neutralité. Pour toutes ces raisons, on estime généralement que l’espace virtuel constitué par le cyberespace n’est pas assujetti à la règle qui veut que l’Etat neutre interdise son territoire aux belligérants. Inversement, les belligérants ne violent pas le droit de la neutralité lorsque des données passent par des réseaux informatiques neutres lors d’actions de combat108. La conclusion que l’Etat neutre n’est pas tenu de fermer ses réseaux de données aux belligérants en cas de guerre découle également, par transposition, de l’art.