Si le cyberespace était considéré comme un espace appartenant en propre à un Etat, comme par exemple l’espace aérien, cela aurait pour conséquence que l’Etat neutre serait tenu de bloquer l’accès des belligérants à ses réseaux informatiques et, inversement, que les belligérants devraient renoncer à faire un usage abusif de ces réseaux. Mais contrairement aux avions, les données ne sont pas pilotées lorsqu’elles sont acheminées vers leur objectif. Souvent, on ne peut même pas déterminer quel chemin prennent les données échangées internationalement.