En général, l’espionnage viole des dispositions du droit national des Etats ; de même, l’infiltration dans des réseaux informatiques de tiers est passible de poursuites pénales dans de nombreux Etats. Le fait que le droit international public n’interdit pas l’espionnage en principe ne signifie cependant pas que les espions puissent invoquer le droit international public pour justifier leur activité s’ils font l’objet d’une procédure nationale94. L’un des problèmes posés par les CNE tient au fait que l’espionnage informatique ne requiert pas du tout la présence physique d’un « espion » sur le territoire – et donc dans l’espace judiciaire – de l’Etat visé.