L’analogie avec l’espionnage offre des pistes : dans la pratique des Etats, l’espionnage n’est presque jamais considéré comme contraire au droit international public. Les Etats ne réagissent généralement pas aux actes d’espionnage par des représailles, c’est-à-dire par des actes contraires au DIP, l’espionnage étant considéré comme un « acte inamical ». Toutefois, la doctrine n’est pas unanime sur la question de savoir si l’espionnage constitue une violation de l’interdiction d’intervention au regard du droit international public93.