Conclusion : Le système de sécurité collective offre plus d’options pour réagir à une agression au travers des systèmes informatiques que le droit de légitime défense individuelle et collective prévu à l’art. 51 de la Charte des Nations Unies. 3.3. Les CNO et l’interdiction d’intervention La notion d’intervention se définit comme l’immixtion directe ou indirecte d’un Etat dans les affaires intérieures ou extérieures d’un autre Etat par l’utilisation de moyens coercitifs. Considérée comme une règle de droit coutumier, l’interdiction d'intervention découle in fine du principe de l’égalité souveraine des Etats inscrit à l’art. 2, al. 1, de la Charte des Nations Unies89.