La légitime défense est admise pour répondre également à l’exercice indirect de la force par un Etat si le niveau d’intensité de l’agression armée est atteint. Dans son arrêt Nicaragua, la CIJ a estimé que « l’envoi » de groupes armés « par un Etat ou sur mandat d’un Etat » constituait une agression armée si les actes commis par la force des armes avaient une ampleur et des conséquences dépassant le simple incident de frontière. En revanche, le simple fait de fournir des armes ou un soutien logistique à des rebelles ou à des bandes armées ne constituait pas, aux yeux de la Cour, une agression armée même s’il violait le principe du non-recours à la force.