51 de la Charte des Nations Unies subordonne le droit de légitime défense est la commission d’une agression armée. Mais, selon la jurisprudence de la CIJ, toute violation du principe du non-recours à la force n’a pas le caractère d’une agression armée83. Un Etat ne peut prétendre jouir d’un plein droit de légitime défense que si l’agression militaire dont il est l’objet atteint une certaine intensité. Si la violation du principe de non-recours à la force dont un Etat est victime reste en deçà du niveau d’intensité de l’agression armée, cet Etat a toutefois le droit de prendre immédiatement des mesures de défense proportionnées sans caractère militaire. 3.2.2.2.