Pour apprécier si chaque cas d’espèce respecte le principe de la proportionnalité, il faut notamment examiner la nature des dangers existants, ceux que la récolte d’informations devrait permettre de détourner, ainsi que les conséquences pour les parties visées qui sont entrées en contact par voie de télécommunication. A l’instar de ce qu‘il advient lors de la pesée des intérêts publics, le fait que les personnes effectivement touchées par les CNE n’en sont généralement pas informées – ou ne devraient pas l’être – et qu’elles ne sont dès lors pas en mesure de faire part de leurs observations à aucun stade de la procédure influe négativement sur l’examen général de proportionnalité.