Dans cet arrêt, il est précisé que les écoutes et autres formes d’interception des entretiens téléphoniques représentent une atteinte grave au respect de la vie privée et de la correspondance, que, partant, elles doivent se fonder sur une loi d’une précision particulière et que l’existence de règles claires et détaillées en la matière apparaît indispensable, d’autant que les procédés techniques utilisables ne cessent de se perfectionner (§ 33). Cf. aussi les arrêts Malone contre Royaume-Uni du 2 août 1984 (§ 67), Huvig contre France du 24 avril 1990 (§ 29) et Amman contre Suisse du 16 février 2000 (§ 58).