Si donc l'aide d'urgence accordée dans un canton ne fait que mettre en oeuvre ce minimum vital, aucune restriction, qu'il s'agisse d'une exclusion ou d'une réduction de l'aide, ne sera plus possible. Nous ajouterons que, sur cette question de l’intangibilité du droit fondamental à l’aide d’urgence, la doctrine estime de manière quasi unanime que la privation totale de prestations d’aide d'urgence constituerait une atteinte à l'essence même de ce droit fondamental 33. 2.1.6 Au vu de ce qui précède, nous pensons qu'il y a des raisons d'admettre que l'art.