{"Signatur": "CH_VB_003", "Spider": "CH_VB", "Datum": "2005-02-23", "PDF": {"Datei": "CH_VB/CH_VB_003_150000098_2005-02-23.pdf", "URL": "https://www.amtsdruckschriften.bar.admin.ch/viewOrigDoc/150000098.pdf?ID=150000098", "Checksum": "55b5bc2529c1d487a90e761d20f9d1e3"}, "Scrapedate": "2026-03-20", "Num": ["150000098"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Verwaltungspraxis der Bundesbehörden (1987-2017) Bundesamt für Justiz, BJ 23.02.2005 150000098"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Jurisprudence des autorités administratives de la Confédération (1987-2017)  Office fédéral de la justice, OFJ 23.02.2005 150000098"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Giurisprudenza delle autorità amministrative della Confederazione (1987-2017) Ufficio federale di giustizia, UFG 23.02.2005 150000098"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Eidgenossenschaft Verwaltungspraxis der Bundesbehörden (1987-2017) Bundesamt für Justiz, BJ"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Conféderation Jurisprudence des autorités administratives de la Confédération (1987-2017)  Office fédéral de la justice, OFJ"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Confederazione Giurisprudenza delle autorità amministrative della Confederazione (1987-2017) Ufficio federale di giustizia, UFG"}, {"Sprachen": ["de", "fr", "it"], "Text": "DFJP, Office fédéral de la justice"}], "ScrapyJob": "446973/70/126", "Zeit UTC": "20.03.2026 01:21:00", "Checksum": "fd79ad7ccf39ff6fd7b0233dc951a0b2", "Chunktext": "Extrait de l'arrêt Jurisprudence des autorités administratives de la Confédération (1987-2017)  Office fédéral de la justice, OFJ 23.02.2005 150000098\n\nAux termes de l’art. 35, al. 1 et 2, Cst., les droits fondamentaux doivent être réalisés\ndans l’ensemble de l’ordre juridique et les autorités sont tenues de contribuer à leur\nréalisation. Ces principes rappellent que le système des droits fondamentaux est, à\nl’égal du fédéralisme, de la démocratie et de la séparation des pouvoirs, un des principes fondateurs de l’ordre juridique suisse 41. Le législateur fédéral est aussi lié par\nces dispositions. Il lui incombe donc non seulement de s’abstenir de porter atteinte\naux droits fondamentaux, mais il doit contribuer à leur réalisation. Aussi une législation fédérale qui inviterait les autorités cantonales à ignorer un droit fondamental,\ncomme le fait le projet d’art. 83 LAsi, ne violerait pas seulement l'art. 12 Cst. mais\ncontreviendrait aussi directement aux obligations constitutionnelles définies à l’art. 35\nCst.\n\n3. Droit international\n3.1 Die Europäische Menschenrechtskonvention 42\n\nDie Rechtsprechung des Gerichtshofs ist spärlich, zu spärlich für eine verbindliche\nAussage. Es ist indes unverkennbar, dass die Verweigerung der Nothilfe im Sinne\nder Verfassungsbestimmung durchaus zu Konstellationen führen kann, die im Lichte\nvon Art. 3 EMRK heikel sind.\n\nIm Vordergrund steht das Urteil im Fall Z. et al. gegen Vereinigtes Königreich (Grosse Kammer) vom 10. Mai 2001 (CEDH 2001-V, S. 1 ff.). Darin geht es um positive\nVerpflichtungen, die daraus resultieren, dass die lokalen Sozialhilfebehörden nicht\ngehandelt haben, obwohl sie wussten, dass Kinder von ihren Eltern misshandelt\nwurden und in einem Zustand schwerster Vernachlässigung leben mussten («Le traitement [dont ont souffert les quatre enfants requérants] fut porté à l’attention de\nl’autorité locale dès le mois d’octobre 1987. Celle-ci avait l’obligation légale de\n39\nSur le but poursuivi par le droit fondamental de l'art. 12, voir aussi Margrith Biggler-Eggenberger,\nop. cit., Art. 12, no 11, p. 182.\n40\nVoir le message du 2 juillet 2003 à l’appui du programme d’allégement 2003 du budget de la\nConfédération, FF 2003 5168, 5234.\n41\nMessage du 20 novembre 1996, FF 1997 I 193-194.\n42\nEMRK; SR 0.101.\n\nVPB/JAAC/GAAC 2008 12\nAvis de droit\n\nprotéger les enfants et avait à sa disposition un éventail de moyens, dont le pouvoir de retirer les requérants de leur foyer. Toutefois, ce n’est que le 30 avril\n1992 que ceux-ci firent l’objet d’un placement d’urgence, sur l’insistance de la\nmère. Pendant la période de quatre ans et demi, ils avaient vécu au sein de leur\nfamille ce que la pédopsychiatre décrivit comme une expérience horrible. (…). La\nCour reconnaît que les services sociaux doivent faire face à des décisions difficiles et sensibles et admet l’importance du principe selon lequel il y a lieu de respecter et de préserver la vie familiale. En l’espèce, toutefois, il ne fait aucun\ndoute que le système a failli à son devoir de protéger les enfants requérants de\nla négligence et des abus graves qu’ils ont subis sur une longue période» [a.a.O.,\n§ 74]). Die Überlegungen des Europäischen Gerichtshofs für Menschenrechte\nsind nicht beschränkt auf die beurteilte Konstellation.\n\nZu erwähnen ist ferner die Empfehlung Nr. R (2000) 3 des Ministerkomitees des\nEuroparates an die Mitgliedstaaten über das Recht von Personen in grosser Armut\nauf Befriedigung ihrer elementaren materiellen Bedürfnisse. Dieses Recht bezieht\nsich danach ausschliesslich auf die Mittel, die für ein menschenwürdiges Dasein unabdingbar sind, mithin Nahrung, Kleidung, Obdach und medizinische Grundversorgung; es soll unmittelbar gerichtlich durchsetzbar sein, nicht vom ausländerrechtlichen Status des Betroffenen abhängen, und die Betroffenen sind über dieses Recht\nzu informieren. Empfehlungen sind zwar wesensgemäss nicht rechtsverbindlich; indes hat der Gerichtshof die Tendenz, Empfehlungen des Ministerkomitees in seinen\nUrteilen anzurufen und in seine Rechtsprechung einfliessen zu lassen.\n\nDie vorgeschlagenen Änderungen betreffend Nothilfe sind geeignet, je nach Konstellation zu Problemen im Lichte von Art. 3 EMRK (allein und in Verbindung mit Art. 14\nEMRK) zu führen; sie verstossen aber nach dem derzeitigen Stand der Rechtsprechung nicht a priori gegen die genannten Bestimmungen.\n\n3.2 Le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et\nculturels 43\n\nL’art. 11 du Pacte I dispose notamment que les Etats parties reconnaissent le droit\nde toute personne à un niveau de vie suffisant, y compris une nourriture, un vêtement et un logement suffisants (al.1) et le droit fondamental de toute personne d’être\nà l’abri de la faim (al. 2). Or, à la différence du Tribunal fédéral 44, le Comité des droits\néconomiques, sociaux et culturels reconnaît une valeur de droit justiciable à certains\naspects des droits garantis dans le Pacte I. Tel est le cas notamment de l’art. 11 45.\nSelon l’art. 4 du même Pacte, les Etats parties reconnaissent que, dans la jouissance\ndes droits assurés conformément au Pacte, l’Etat ne peut les soumettre qu’aux limitations établies par la loi, dans la seule mesure compatible avec leur nature et exclusivement en vue de favoriser le bien-être général dans une société démocratique.\n\n43\nPacte I; RS 0.103.1.\n44\nATF 122 I 101, cons. 2a, p. 103, et la jurisprudence citée.\n45\nVoir Jörg Künzli et Walter Kälin, Die Bedeutung des UNO-Paktes über wirtschaftliche, soziale und\nkulturelle Rechte für das schweizerische Rechte, in La Suisse et les Pactes des Nations Unies relatifs aux droits de l’homme, 2ème édition, Bâle 1997, p. 109-110; dans un sens proche, Margrith\nBiggler-Eggenberger, op.cit., Art. 12, no 5, p. 181, et les références à la doctrine.\n\n"}