Bien que les deux fils de X vivent en Suisse depuis 1997, c’est à tort que la prénommée invoque la protection de l’art. 8 CEDH pour demeurer dans ce pays. Selon la jurisprudence du Tribunal fédéral, un étranger peut, selon les circonstances, faire valoir le droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l’art. 8 CEDH pour empêcher la division de sa famille et s’opposer ainsi à l’ingérence des autorités dans son droit protégé. Toutefois, cet étranger ne saurait invoquer la disposition conventionnelle précitée que s’il a de proches parents disposant d’un droit de présence durable en Suisse (ATF 122 II 385 consid. 1c, ATF 119 Ib 91 consid. 1c, ATF 118 Ib 145 consid. 4a, ATF 116