{"Signatur": "CH_VB_002", "Spider": "CH_VB", "Datum": "2003-02-12", "PDF": {"Datei": "CH_VB/CH_VB_002_JAAC-67-103--_2003-02-12.pdf", "URL": "https://www.amtsdruckschriften.bar.admin.ch/viewOrigDoc/150005771.pdf?ID=150005771", "Checksum": "821da3e17334af1a6c98481aba5ddc91"}, "Scrapedate": "2026-03-20", "Num": ["JAAC 67.103 \r"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Verwaltungspraxis der Bundesbehörden (1987-2017) Eidgenössisches Justiz- und Polizeidepartement (EJPD) 12.02.2003 JAAC 67.103 \r"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Jurisprudence des autorités administratives de la Confédération (1987-2017)  DFJP, Département fédéral de justice et police 12.02.2003 JAAC 67.103 \r"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Giurisprudenza delle autorità amministrative della Confederazione (1987-2017) Dipartimento federale di giustizia e polizia DFGP 12.02.2003 JAAC 67.103 \r"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Eidgenossenschaft Verwaltungspraxis der Bundesbehörden (1987-2017) Eidgenössisches Justiz- und Polizeidepartement (EJPD)"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Conféderation Jurisprudence des autorités administratives de la Confédération (1987-2017)  DFJP, Département fédéral de justice et police"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Confederazione Giurisprudenza delle autorità amministrative della Confederazione (1987-2017) Dipartimento federale di giustizia e polizia DFGP"}], "ScrapyJob": "446973/70/126", "Zeit UTC": "20.03.2026 01:23:11", "Checksum": "d3604e593712c9c33735b697d43bc51f", "Chunktext": "Extrait de l'arrêt Jurisprudence des autorités administratives de la Confédération (1987-2017)  DFJP, Département fédéral de justice et police 12.02.2003 JAAC 67.103 \r\n\n JAAC 67.103\n\nExtrait d’une décision du Département fédéral de\njustice et police du 12 février 2003 [Rec. E5-0221344]\n\nArt. 27 al. 1 let. c LN. Naturalisation facilitée. Communauté conjugale\neffective, intacte et stable. Prostitution.\n1. Notion de communauté conjugale (consid. 20a).\n2. Selon la pratique constante, il existe une présomption de fait\n(conduisant à un renversement du fardeau de la preuve), selon laquelle\nl’existence d’une communauté conjugale effective, intacte et stable\ndoit en principe être niée lorsque le conjoint étranger s’adonne à la\nprostitution (consid. 20b).\n3. Notion de prostitution (consid. 20c).\n4. Existence d’une telle communauté conjugale niée en l’espèce\n(consid. 21a et 21b).\n\nArt. 27 Abs. 1 Bst. c BüG. Erleichterte Einbürgerung. Tatsächliche,\nintakte und stabile eheliche Gemeinschaft. Prostitution.\n1. Begriff der ehelichen Gemeinschaft (E. 20a).\n2. Gemäss konstanter Praxis liegt eine Tatsachenvermutung vor (welche\nzu einer Umkehrung der Beweislast führt), wonach das Bestehen\neiner tatsächlichen, intakten und stabilen ehelichen Gemeinschaft\ngrundsätzlich verneint wird, wenn der ausländische Ehegatte der\nProstitution nachgeht (E. 20b).\n3. Begriff der Prostitution (E. 20c).\n4. In casu liegt keine eheliche Gemeinschaft im oben erwähnten Sinne\nvor (E. 21a und 21b).\n\n1\nArt. 27 cpv. 1 lett. c LCit. Naturalizzazione agevolata. Unione coniugale\neffettiva, intatta e stabile. Prostituzione.\n1. Nozione di unione coniugale (consid. 20a).\n2. Secondo prassi costante esiste una presunzione di fatto (che implica\nl’inversione dell’onere probatorio) secondo la quale l’esistenza di\nun’unione coniugale effettiva, intatta e stabile dev’essere di principio\nnegata quando il coniuge straniero si appresta alla prostituzione\n(consid. 20b).\n3. Nozione di prostituzione (consid. 20c).\n4. Sussistenza di tale unione coniugale negata nel caso di specie\n(consid. 21a e 21b).\n\nLe 8 juin 1993, la citoyenne française X a épousé le ressortissant suisse Y.\nEn date du 1er janvier 1994, l’intéressée est entrée en Suisse et s’est aussitôt\nvue délivrer une autorisation de séjour à l’année, régulièrement renouvelée,\npour vivre auprès de son époux. Elle a été mise au bénéfice d’une autorisation\nd’établissement le 5 janvier 1999.\nLe 30 novembre 1998, X a déposé une demande de naturalisation facilitée\nauprès des autorités helvétiques.\n(…)\nPar décision du 12 novembre 2002, l’Office fédéral des étrangers (actuellement\nl’Office fédéral de l’immigration, de l’intégration et de l’émigration) a rejeté\ncette demande. Dans ses considérants, dite autorité, constatant que X exploitait\nà S. un salon de massages à caractère érotique dans lequel elle s’adonnait\négalement à la prostitution, a retenu que cette situation était de nature à\nfonder de sérieux doutes quant à la réalité et à la stabilité de la communauté\nconjugale vécue par le couple XY. Elle a observé que le dossier ne faisait pas\napparaître d’éléments, tels l’existence d’enfants communs ou le caractère\naccessoire de l’activité de prostituée, de nature à dissiper les doutes émis\nmais contenait au contraire des indices propres à les renforcer. A cet égard,\nl’autorité précitée - se fondant sur les pièces du dossier - a notamment\nrelevé, à titre d’exemples, que Y ne rentrait que quelques jours par mois au\ndomicile conjugal et ignorait que son épouse s’adonnait toujours aux massages\nérotiques et que X semblait, elle aussi, ignorer l’activité professionnelle exacte\nde son conjoint.\nLe 26 novembre 2002, X a recouru contre la décision précitée. Elle a invoqué\nqu’elle était mariée à un ressortissant helvétique, vivait depuis plus de cinq\nans en Suisse et formait une communauté conjugale intacte et stable avec son\népoux, de sorte que les conditions d’octroi de la naturalisation facilitée étaient\nlargement réunies. A ce propos, elle a notamment fait valoir que son conjoint\nadmettait que, dans le cadre de son activité professionnelle de tenancière d’un\nsalon de massages, elle puisse avoir, épisodiquement ou de manière répétitive,\n\n"}