Il sied de relever que les trois enfants des recourants ont pu obtenir, en 1998, des passeports slovaques. On ne saurait toutefois avoir les mêmes attentes envers les intéressés, dès lors que leur situation se différencie nettement de celle de leurs enfants. En effet, contrairement à leurs parents, les enfants R. n’ont pas été déchus de leur nationalité slovaque. Au vu des motifs exposés ci-dessus, force est de reconnaître que les intéressés sont des étrangers sans papiers au sens de l’art. 6 al. 1 ODV. En effet, ils ne possèdent pas de documents de voyage nationaux valables et ils ne leur est d’ailleurs plus possible de s’en procurer.