formel, le grief des recourants doit être rejeté. Se pose toutefois la question de savoir si, au regard du principe de la bonne foi, l’autorité intimée était fondée à refuser aux époux R. la prolongation de leurs documents de voyage. Le principe de la bonne foi, énoncé par l’art. 9 de la Constitution fédérale du 18 avril 1999 (Cst., RS 101), confère au citoyen le droit d’être protégé dans la confiance légitime qu’il met dans certaines assurances ou dans un comportement déterminé des autorités. En vertu du principe précité, l’autorité doit notamment éviter les comportements contradictoires.