{"Signatur": "CH_VB_002", "Spider": "CH_VB", "Datum": "1997-08-04", "PDF": {"Datei": "CH_VB/CH_VB_002_JAAC-62-1--_1997-08-04.pdf", "URL": "https://www.amtsdruckschriften.bar.admin.ch/viewOrigDoc/150003833.pdf?ID=150003833", "Checksum": "e08c48ee9d63c1f00d6c5250b4b184ad"}, "Scrapedate": "2026-03-20", "Num": ["JAAC 62.1 \r"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Verwaltungspraxis der Bundesbehörden (1987-2017) Eidgenössisches Justiz- und Polizeidepartement (EJPD) 04.08.1997 JAAC 62.1 \r"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Jurisprudence des autorités administratives de la Confédération (1987-2017)  DFJP, Département fédéral de justice et police 04.08.1997 JAAC 62.1 \r"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Giurisprudenza delle autorità amministrative della Confederazione (1987-2017) Dipartimento federale di giustizia e polizia DFGP 04.08.1997 JAAC 62.1 \r"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Eidgenossenschaft Verwaltungspraxis der Bundesbehörden (1987-2017) Eidgenössisches Justiz- und Polizeidepartement (EJPD)"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Conféderation Jurisprudence des autorités administratives de la Confédération (1987-2017)  DFJP, Département fédéral de justice et police"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Confederazione Giurisprudenza delle autorità amministrative della Confederazione (1987-2017) Dipartimento federale di giustizia e polizia DFGP"}], "ScrapyJob": "446973/70/126", "Zeit UTC": "20.03.2026 01:27:30", "Checksum": "d56e0fa6fdf6b97252dd6fec57c29aa7", "Chunktext": "Extrait de l'arrêt Jurisprudence des autorités administratives de la Confédération (1987-2017)  DFJP, Département fédéral de justice et police 04.08.1997 JAAC 62.1 \r\n\n JAAC 62.1\n\nDécision du Département fédéral de justice et police\ndu 4 août 1997\n\nPolice des étrangers. Eloignement d’étrangers indésirables.\nArt. 13 al. 1 LSEE. Interdiction d’entrée de durée indéterminée pour des\nmotifs préventifs de police.\n1. L’autorité administrative peut se fonder sur des indices qu’elle\nestime suffisamment concrets pour ordonner une mesure d’interdiction\nd’entrée en Suisse en vue de maintenir l’ordre et la sécurité publics,\nmême si une instruction pénale fondée sur les mêmes indices n’est pas\nencore close (consid. 8).\n2. En l’espèce, un rapport émanant de l’Office fédéral de la police\n(OFP) et soupçonnant fortement, sur la base d’indices sérieux, un\nressortissant étranger d’entretenir des liens avec des groupements\ncriminels internationaux peut justifier une telle mesure, même si\nl’intéressé conteste l’exactitude dudit rapport (consid. 8).\n\nFremdenpolizei. Fernhaltung unerwünschter Ausländer.\nArt. 13 Abs. 1 ANAG. Unbefristete Einreisesperre aus\nsicherheitspolizeilichen Gründen.\n1. Die Anordnung einer Fernhaltemassnahme zur Aufrechterhaltung\nder öffentlichen Ordnung und Sicherheit ist schon vor Abschluss eines\nanhängigen Strafverfahrens zulässig. Es genügt in derartigen Fällen,\nwenn Verdachtsmomente vorliegen, die von der Behörde als hinreichend\nkonkret erachtet werden (E. 8).\n2. Ein Rapport des Bundesamtes für Polizeiwesen (BAP), in dem\nein Ausländer aufgrund deutlicher Indizien verdächtigt wird, mit\ninternationalen Verbrecherbanden in Verbindung zu stehen, kann\neine solche Massnahme rechtfertigen, selbst wenn der entsprechende\nSachverhalt vom Betroffenen bestritten wird (E. 8).\n\n1\nPolizia degli stranieri. Allontanamento di stranieri indesiderabili.\nArt. 13 cpv. 1 LDDS. Divieto d’entrata di durata illimitata per motivi\npreventivi di polizia.\n1. L’autorità amministrativa può fondarsi su indizi che stima\nsufficientemente concreti per ordinare un provvedimento di divieto\nd’entrata in Svizzera in vista del mantenimento dell’ordine e della\nsicurezza pubblici, anche se l’istruzione penale fondata sugli indizi in\nquestione non è ancora conclusa (consid. 8).\n2. In casu un rapporto dell’Ufficio federale di polizia (UFP) contenente\nforti dubbi, sulla base di seri indizi, che uno straniero intrattiene\nlegami con dei gruppi criminali internazionali, può giustificare un\ntale provvedimento, anche se l’interessato contesta l’esattezza di tale\nrapporto (consid. 8).\n\nRésumé des faits:\n\nA. C. a fait l’objet d’une interdiction d’entrée en Suisse, confirmée sur recours\npar le Département fédéral de justice et police (ci-après: le département de\ncéans) et valable du 9 juin 1994 au 8 juin 1996, suite à l’utilisation d’un faux\npasseport polonais qu’il s’était procuré dans le but de voyager en Europe sans\ndevoir être muni d’un visa.\nLe 21 novembre 1996, étant fortement suspecté de trafic de drogue, de\nblanchiment d’argent, d’escroqueries et de commandite de meurtres, C. a\nété interpellé à Genève par la police de sûreté et écroué en vue d’être interrogé.\nL’intéressé a toutefois nié les accusations portées contre lui, lesquelles\nrésultaient d’un rapport rédigé sur son compte par la Section Office central\ncriminalité organisée (OCCO) à Berne.\nC. a été relaxé le 25 novembre 1996, une instruction pénale - actuellement\npendante - ayant néanmoins été ouverte à son encontre, notamment pour\ninfraction à l’art. 260ter du Code pénal suisse du 21 décembre 1937 (CP, SR\n311.0).\nB. Le 6 décembre 1996, l’Office fédéral des étrangers (OFE) a prononcé\nà l’encontre de C. une interdiction d’entrée en Suisse pour une durée\nindéterminée, motivée comme suit: «Etranger indésirable pour des motifs\npréventifs de police.» L’effet suspensif a été retiré à un éventuel recours.\nC. Dans son recours interjeté le 22 janvier 1997 contre ladite interdiction\nd’entrée, C. allègue principalement que cette dernière est insuffisamment\nmotivée et qu’elle s’avère infondée dans la mesure où elle se base sur\nl’instruction pénale «contestée» actuellement pendante à son encontre. A\ncet égard, il conteste la crédibilité du rapport précité de l’OCCO, relevant que\nledit rapport n’est pas signé et qu’il ne contient ni en-tête, ni relation de faits\nprécis. Enfin, C. considère subsidiairement que la décision querellée viole\n\n2\nle principe de la proportionnalité, compte tenu notamment de son activité\nprofessionnelle au sein d’une société dont le siège est en Suisse et de ses\nrelations commerciales avec un établissement bancaire sis à Genève.\nD. Appelé à se prononcer sur le recours, l’OFE en propose le rejet par le\nbiais d’un préavis circonstancié. L’OCCO a également rédigé un rapport\nsupplémentaire sur le compte de l’intéressé dans le cadre de la présente\nprocédure.\nLes deux documents ci-dessus ont été transmis au recourant. Ce dernier, invité\nà se déterminer sur leur contenu, n’a pas fait usage de la possibilité qui lui\nétait offerte.\n\nExtrait des considérants:\n\n"}