En effet, au dire d’experts, son statut particulier de réfugié, son âge et sa formation sont des handicaps qui réduisent quasiment à néant ses chances de trouver un emploi de pilote de ligne. Sans doute, les autorités suisses se doivent de faciliter, voire de promouvoir, l’intégration professionnelle d’un réfugié. Cependant, ce principe n’est pas à ce point absolu qu’un réfugié puisse exiger d’exercer en Suisse la profession à laquelle il s’est formé dans son pays d’origine. Ces mêmes autorités ne peuvent non plus faire abstraction des contingences liées au statut même du réfugié, qui dans certaines circonstances représentent un empêchement objectif à l’exercice de certaines activités.