{"Signatur": "CH_VB_002", "Spider": "CH_VB", "Datum": "1988-04-06", "PDF": {"Datei": "CH_VB/CH_VB_002_JAAC-52-34--_1988-04-06.pdf", "URL": "https://www.amtsdruckschriften.bar.admin.ch/viewOrigDoc/150000713.pdf?ID=150000713", "Checksum": "6c77530258a2986423430b49d28e0783"}, "Scrapedate": "2026-03-20", "Num": ["JAAC 52.34 \r"], "Kopfzeile": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Verwaltungspraxis der Bundesbehörden (1987-2017) Eidgenössisches Justiz- und Polizeidepartement (EJPD) 06.04.1988 JAAC 52.34 \r"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Jurisprudence des autorités administratives de la Confédération (1987-2017)  DFJP, Département fédéral de justice et police 06.04.1988 JAAC 52.34 \r"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Giurisprudenza delle autorità amministrative della Confederazione (1987-2017) Dipartimento federale di giustizia e polizia DFGP 06.04.1988 JAAC 52.34 \r"}], "Meta": [{"Sprachen": ["de"], "Text": "Eidgenossenschaft Verwaltungspraxis der Bundesbehörden (1987-2017) Eidgenössisches Justiz- und Polizeidepartement (EJPD)"}, {"Sprachen": ["fr"], "Text": "Conféderation Jurisprudence des autorités administratives de la Confédération (1987-2017)  DFJP, Département fédéral de justice et police"}, {"Sprachen": ["it"], "Text": "Confederazione Giurisprudenza delle autorità amministrative della Confederazione (1987-2017) Dipartimento federale di giustizia e polizia DFGP"}], "ScrapyJob": "446973/70/126", "Zeit UTC": "20.03.2026 01:34:05", "Checksum": "512e1fb7c4189f449f7f56aa0195c747", "Chunktext": "Extrait de l'arrêt Jurisprudence des autorités administratives de la Confédération (1987-2017)  DFJP, Département fédéral de justice et police 06.04.1988 JAAC 52.34 \r\n\n JAAC 52.34\n\nExtrait d’une décision du Département fédéral de\njustice et police du 6 avril 1988\n\nAsile. Procédure. Constatation des faits. Expertise officielle ordonnée\nen cours de procédure de recours contre un refus d’asile, après que\nle requérant eut produit une expertise médicale privée à l’appui de\nses allégations relatives à des actes de torture qu’il aurait subis. La\ntransmission du procès-verbal et du compte-rendu des auditions\ncantonale et fédérale aux experts officiels ne les conduit pas à une\nopinion préconçue. Il n’y a pas lieu d’ordonner une super expertise du\nseul fait de divergences entre les conclusions de l’expertise officielle,\nfouillée et complète, établie par un institut universitaire de médecine\nlégale particulièrement qualifié et celles du spécialiste de médecine\ninterne consulté par le requérant.\n\nAsyl. Verfahren. Feststellung des Sachverhalts. Amtliche ärztliche\nExpertise, welche im Laufe eines Beschwerdeverfahrens gegen\nVerweigerung des Asyls angeordnet wird, nachdem der Bewerber eine\nprivate ärztliche Expertise zum Beweis seiner Vorbringen betreffend\nerlittene Torturhandlungen beigebracht hat. Die Überweisung des\nProtokolls und des Berichts der kantonalen und eidgenössischen\nAnhörungen an die amtlichen Gutachter ruft nicht deren Befangenheit\nhervor. Keine Superexpertise ist allein wegen Abweichungen zwischen\nden Schlussfolgerungen des detaillierten und umfassenden, durch\nein besonders qualifiziertes Universitätsinstitut für Gerichtsmedizin\nerstellten amtlichen Gutachtens und denjenigen des vom Bewerber\naufgesuchten Internisten anzuordnen.\n\n1\nAsilo. Procedura. Accertamento dei fatti. Perizia medica ufficiale\nordinata durante una procedura di ricorso contro il rigetto di\nuna domanda d’asilo, dopo che il richiedente aveva prodotto una\nperizia medica privata a sostegno delle sue allegazioni relative\nad atti di tortura ch’egli avrebbe subito. La trasmissione del\nverbale e del resoconto delle audizioni cantonali e federali ai periti\nufficiali non compromette la loro imparzialità. Non c’è nessuna\nragione di ordinare una superperizia unicamente perché esistono\ndivergenze fra le conclusioni della perizia ufficiale, svolta in maniera\nparticolareggiata e completa da un istituto universitario di medicina\nlegale particolarmente qualificato, e quelle dell’internista consultato\ndal richiedente.\n\nI\n\nPar décision du 19 août 1985, l’Office fédéral de la police (OFP; actuellement: le\nDélégué aux réfugiés, DAR) a rejeté la demande d’asile d’un ressortissant\nturc qui alléguait avoir été gravement torturé dans son pays d’origine,\net a prononcé son renvoi de Suisse, motif pris de l’invraisemblance de\nses déclarations. A l’appui d’un recours interjeté contre cette décision, la\nCroix-Rouge suisse a produit, le 4 octobre 1985, un rapport médical établi le\n21 septembre 1985 par le Dr L., spécialiste en médecine interne.\nLe Département fédéral de justice et police a invité le DAR à se prononcer\nsur le recours. Ayant décidé de faire procéder à une expertise médicale,\nl’autorité intimée a nommé en qualité d’expert l’Institut de médecine légale de\nl’Université de Berne.\nLe 6 avril 1987, le DAR a proposé le rejet du recours, se fondant sur les\ndéclarations contradictoires du requérant ainsi que sur les conclusions du\nrapport d’expertise de l’Institut de médecine légale de l’Université de Berne,\ndaté du 20 mars 1987.\nInvité à se prononcer sur le rapport d’expertise de l’Institut de médecine légale\nde l’Université de Berne, le représentant du recourant a, le 31 juillet 1987, émis\nles considérations suivantes:\nIl a constaté que l’Institut de médecine légale a disposé pour établir son\nrapport des procès-verbaux des auditions cantonale et fédérale, alors qu’il\nne se justifiait pas de les communiquer. Les experts pouvaient procéder à une\nanamnèse en recueillant le récit du recourant et ensuite en le confrontant à\nleurs propres observations. Cette communication était de nature à fausser\nles conclusions du rapport, et à inciter les experts à considérer que le récit du\nrecourant n’était qu’affabulation au vu notamment des divergences de dates\nressortant de ses déclarations successives, ceci d’autant plus que les experts\nn’ont pas eu en main les recours et mémoire complémentaire de l’intéressé.\nCette communication pouvait ainsi les inciter à choisir entre plusieurs\ninterprétations quant à la cause des lésions subies la plus défavorable. Cette\nimpression est confirmée par le fait que le Dr L., également consulté par le\nrecourant, a considéré que le rapport de l’Institut de médecine légale n’était\n\n2\nconstitué que par les opinions personnelles de ses signataires, opinions ne\nreposant que sur une documentation des plus pauvres, voire sur une absence\ntotale de documentation.\nIl a conclu, dans l’hypothèse où l’autorité de céans ne considérerait pas qu’elle\ndisposait d’éléments suffisamment concluants pour octroyer l’asile à son\nmandant, à ce qu’une surexpertise soit ordonnée.\n\nII\n\n"}