ALBERT a donc co-décidé chacun de ces deux transferts, tout en sachant qu'ils avaient pour finalités de ventiler plus loin, de poursuivre l'introduction dans l'économie légale des fonds transférés par MUS vers la société MORPHÉE et d'en dissimuler le lien avec l'infraction préalable au préjudice de MUS. Ce faisant, il a intentionnellement commis des actes propres à entraver l'identification de l'origine, la découverte ou la confiscation de valeurs patrimoniales dont il savait qu'elles provenaient d'un crime. Il s'est ainsi rendu coupable de blanchiment d'argent au sens de l'art. 305bis CP.