. MARCEL a bénéficié du produit des crimes préalables, en ce sens qu'il était ayant droit économique de la société ARTÉMIS, depuis sa création et de la société NIKÉ dès le 13 juillet 1998. Lors du partage final de décembre 2004, MARCEL s'est vu attribuer une part du produit de ces infractions préalables, d'une valeur supérieure à CHF 200'000'000 (v. infra consid. 7.9.6). Il ne fait dès lors aucun doute que MARCEL connaissait l'origine criminelle des fonds transférés par MUS sur le compte n° 37. En effet, la société MORPHÉE a été utilisée - 323 -