L'évolution du cercle des ayants droit économiques des sociétés ARTÉMIS et NIKÉ démontre que les crimes préalables ont profité à trois membres du conseil d'administration de MUS, à savoir ALBERT, LUCIEN et OLIVIER, à deux administrateurs du groupe GÉANT (v. supra consid. 4.7.2.1/E.3/a), soit PAUL et MARCEL, ainsi que, dès juin 2002, à JEAN (v. infra consid. 7.6 et suivants). MARCEL a bénéficié du produit des crimes préalables, en ce sens qu'il était ayant droit économique de la société ARTÉMIS, depuis sa création et de la société NIKÉ dès le 13 juillet 1998.