Vu notamment ses fonctions d'unique administrateur de la société NIKÉ, de membre du conseil de surveillance de MUS et de membre du conseil d'administration de la société MORPHÉE, JEAN connaissait, à partir à tout le moins du 31 mars 1999, l'origine criminelle des USD 150'000'000 au total transférés de MUS à la société MORPHÉE entre le 10 décembre 1998 et le 30 avril 2002 (v. supra consid. 4.3.2.2). Dès le 31 mars 1999, JEAN connaissait donc l'origine criminelle des fonds utilisés par la société NIKÉ pour payer le prix de vente des 4'089'763 actions de MUS détenues par l'Etat tchèque.