Dès le 31 mars 1999, JEAN savait que les fonds en question constituaient le produit d'une infraction de gestion déloyale au préjudice de MUS et qu'ils étaient utilisés non pas dans l'intérêt de MUS, mais dans celui des personnes physiques ayants droit de la société NIKÉ. À tout le moins, a-t-il envisagé cette possibilité et s'est-il accommodé de l'éventualité que les valeurs patrimoniales dont il a ordonné le transfert à partir des comptes suisses de la société NIKÉ puissent provenir d'un crime (v. supra consid. 4.3.2.2).